"On se sent très près du but": comme ce boucher marseillais, de nombreux militants du Front national affichent leur espoir de voir "Marine" l...
« On se sent très près du but »: des militants FN veulent y croire
"On se sent très près du but": comme ce boucher marseillais, de nombreux militants du Front national affichent leur espoir de voir "Marine" l...
Par Andrea PALASCIANO
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"On se sent très près du but": comme ce boucher marseillais, de nombreux militants du Front national affichent leur espoir de voir "Marine" l'emporter à la présidentielle, un optimisme tempéré chez certains par la crainte de voir les électeurs "se dégonfler" au second tour.
Le sénateur FN Stéphane Ravier, maire du 7e arrondissement de Marseille, lors d'une galette des rois partagée avec des militants le 28 janvier 2017 à Marseille
AFP
"Il y a de plus en plus de ferveur, tous les ans, on est plus nombreux. Cette année, ça devrait être l'apogée, ça devrait le faire", se réjouit Jean Nardella, 62 ans, verre de vin blanc à la main, lors d'une cérémonie de voeux à Marseille en présence du sénateur-maire FN des 13e et 14e arrondissements, Stéphane Ravier.
Dans la brasserie d'un arrondissement voisin, quelque 70 militants partagent cette galette des rois. L'affluence "ravit" l'organisateur de la soirée, Franck Allisio, un ancien des Républicains qui a rejoint Marion Maréchal-Le Pen avant les régionales de 2015. Au 2e tour de ce scrutin, le FN avait obtenu 45,22% en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Debout devant l'assemblée, Stéphane Ravier demande à son auditoire de montrer son "envie d'en découdre" pour la présidentielle. "Cette fois sera la bonne", assure-t-il.
Le sénateur FN Stéphane Ravier, lors d'une galette des rois partagée avec des militants le 28 janvier 2017 à Marseille
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L'optimisme des participants à ce rendez-vous, le 28 janvier, est alimenté par les premières révélations du Canard enchaîné sur l'affaire des emplois présumés fictifs de Penelope Fillon. "Il va avoir du mal à s'en sortir, Fillon", prédit Mathieu, 28 ans, un des plus jeunes militants présents au sein d'un public relativement âgé: "Il a déçu beaucoup de gens et sa défense n'est pas bonne".
Comme d'autres, Mathieu se réjouit des "très bons retours" reçus quand il participe à des opérations de tractage ou d'affichage: "C'est plus facile de militer ici qu'à Paris, où j'étais avant: on rencontrait plus d'agressivité, ici les gens sont au pire indifférents. C'est en Paca que le FN est le plus fort et ça se ressent dans l'accueil des gens".
Un sentiment partagé par Geoffrey Peretti, 27 ans, employé de banque: "Ici, on est bien accueillis, les commerçants nous serrent la main, ils veulent faire des photos avec nous...".
-"Les gens se dégonflent"-
Ce soir, de nombreux militants se pressent autour de Geoffrey, qui s'occupe de recueillir leurs "bonnes volontés" en leur faisant remplir une fiche indiquant leurs disponibilités pour participer à la campagne et les activités qu'ils préfèrent. Une femme de 73 ans se renseigne pour savoir si le Front a besoin d'"agents de sécurité".
Le vote Front national en France
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"Ce dont on a le plus besoin, ce sont des gens qui gardent les bureaux de vote", poursuit Geoffrey. "Il faut un oeil dans chaque bureau, dans le passé il y a eu des cas de triche avérés", affirme-t-il, se réjouissant du paquet de fiches remplies ce soir: "Il y a quelques années, les gens rechignaient à laisser leurs noms et leurs contacts".
"Ce qui serait bien, ce serait de créer la surprise, de passer la barre des 50% dès le premier tour, mais c'est un rêve", ajoute le jeune homme: pour lui, l'obstacle majeur reste "les gens qui doutent, les indécis, ceux qui sont d'accord avec nos idées mais ne vont pas voter pour autant".
"Les gens ont encore peur d'être mal vus", s'indigne Eliane Portal, coquette retraitée qui ne dit pas son âge, proche du FN depuis 1984: "Ma cousine me dit que j'ai raison, mais qu'elle est réticente à l'idée de voter FN".
Le sénateur FN Stéphane Ravier, maire du 7e arrondissement de Marseille, lors d'une galette des rois partagée avec des militants le 28 janvier 2017 à Marseille
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"Il y a une bonne ambiance aujourd'hui, mais j'ai peur que Marine ne passe pas. Les gens se dégonflent au deuxième tour, ce sont des faux jetons", poursuit la retraitée. Son amie Michèle, 74 ans, encartée depuis plus de dix ans, cite l'exemple d'une voisine qu'elle vient de croiser et qui "a filé au fond" de la salle dans l'espoir de rester discrète.
Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, le 9 décembre 2016 à Paris est assiste à côté de Florian Philippot, vice-président du Front national
AFP
"Si cette fois-ci n'est pas la bonne, c'est la dernière", craint aussi Aurèle, 70 ans: "Marine a 50 ans, et même si c'est jeune en politique ça fait deux fois qu'elle se présente. Si elle échoue, il faudra songer à trouver quelqu'un d'autre".
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