One Planet Summit : « On est en train de perdre la bataille » avertit Emmanuel Macron
Le président de la République s’est exprimé lors du sommet sur le climat qui se déroule sur l’Ile Seguin (Hauts-de-Seine). « On doit tous bouger parce qu’on aura tous à rendre compte » a-t-il martelé.

One Planet Summit : « On est en train de perdre la bataille » avertit Emmanuel Macron

Le président de la République s’est exprimé lors du sommet sur le climat qui se déroule sur l’Ile Seguin (Hauts-de-Seine). « On doit tous bouger parce qu’on aura tous à rendre compte » a-t-il martelé.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« On est en train de perdre la bataille. Il ne faut pas se tromper. On passe un très bon moment mais on n’est en train de perdre la bataille. » Dans une courte allocution au One Planet Summit, Emmanuel Macron a tenu à rappeler l’urgence de la lutte pour le climat. « Ceux qui étaient avant nous avaient une chance : ils pouvaient dire ‘on ne savait pas’. Depuis une vingtaine d’années on sait » souligne-t-il.

« Nous sommes deux ans après cet accord de Paris (…) que s’est-il passé entre temps ? Il y a eu des décisions ou des velléités de quitter cet accord. Très mauvaise nouvelle » rappelle-t-il, évoquant Donald Trump sans le nommer. « Et si nous sommes là aujourd’hui, c’est parce que beaucoup [d’Américains] ont décidé de ne pas forcément accepter la décision du gouvernement fédéral américain de quitter l’accord de Paris » affirme-t-il, faisant applaudir les acteurs américains venus au sommet.

« On ne va pas assez vite »

« Si on continue sur notre lancée, ça n’aura rien à voir avec ce à quoi on s’est engagé (…) Il y a des chefs d’Etat derrière moi. Dans 50, 60 ou 100 ans, il y a 5, 10, 15 qui ne seront plus là (…) et leur population avec eux » prévient-il. « La question pour les leaders est de savoir si on veut accompagner ça parce qu’on ne pourra plus expliquer à qui que ce soit qu’on ne savait pas. »

« On doit tous bouger parce qu’on aura tous à rendre compte » souligne le président français. « Ce sommet, c’est pour moi le début d’une nouvelle génération. Non pas un sommet où l’on va négocier une déclaration. Mais un sommet où il y a les gouvernements – 127 états représentés -, les régions, les villes, les fonds souverains, les assurances, les banques, les philanthropes, les ONG… « 

« Ce que nous devons faire dans les heures qui viennent, c’est expliquer les engagements que nous prenons fermement pour changer. Pour dire : ‘voilà ce que je veux concrètement et j’en réponds devant vous’ ».

« Pour la première fois, beaucoup de chefs d’Etat et de gouvernements ont accepté de ne pas parler et je les en remercie car, faire le déplacement et accepter de ne pas parler, c’est très rare dans nos sommets » s’est-il amusé. « Mais je dis à tous ceux qui vont parler : vous allez vous exprimer pour prendre un engagement et à l’issue de cette réunion, nous suivrons cet engagement »

« Tout cela sera suivi, examiné, vérifié »

« L’urgence est devenue permanente » a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le