Orange trouve « un accord » avec le cinéma français, annonce le ministre de la Culture, Franck Riester
Après Canal +, Orange a trouvé un accord avec les organisations professionnelles du secteur du cinéma. De quoi permettre « la signature très prochainement par tous les acteurs du nouvel accord sur la chronologie des médias » s’est réjoui Franck Riester.

Orange trouve « un accord » avec le cinéma français, annonce le ministre de la Culture, Franck Riester

Après Canal +, Orange a trouvé un accord avec les organisations professionnelles du secteur du cinéma. De quoi permettre « la signature très prochainement par tous les acteurs du nouvel accord sur la chronologie des médias » s’est réjoui Franck Riester.
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C’est « une bonne nouvelle pour le secteur du cinéma », annoncée au Sénat par le ministre de la Culture, Franck Riester. « Un accord a été trouvé entre les organisations professionnelles et Orange. Il sera signé dans les prochains jours » a affirmé le ministre, dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances 2019.

Cet « accord, après celui entre les acteurs du cinéma et Canal +, permettra la signature très prochainement par tous les acteurs du nouvel accord sur la chronologie des médias » s’est réjoui Franck Riester. Début novembre, la chaîne cryptée avait signé un accord avec le secteur, assurant l’investissement dans le cinéma par Canal +, via notamment la participation à la production de films, jusqu’en 2022.

La chronologie des médias définit l’ordre selon lequel les films sont exploités. D’abord la diffusion en salles, puis les télévisions payantes, la vidéo, etc. Cet accord sur la chronologie des médias doit permettre au spectateur d’avoir accès plus tôt aux films après leur sortie en salles.

Hausse de 5 millions d’euros du budget de France Media Monde et de 2 millions pour Arte

Dans le cadre de l’examen des crédits de l’audiovisuel public, le Sénat a par ailleurs adopté un amendement de Roger Karoutchi modifiant certains crédits budgétaires. Le sénateur LR a voulu augmenter le budget de France Media Monde, qui regroupe France 24 et RFI, de 5 millions d’euros, et celui d’Arte de 2 millions d’euros. Des augmentations qu’il finance par une baisse supplémentaire de 7 millions d’euros de celui de France Télévision. « C’est 0,3% du budget de France Télévisions, ce n’est pas une espèce de charcutage du budget » a souligné Roger Karoutchi. Il en va « de notre influence dans le monde », selon la sénatrice LR Joëlle Garriaud-Maylam, qui défend la hausse des crédits pour France Media Monde.

Une décision prise contre l’avis du ministre Franck Riester, qui pourra compter sur la majorité LREM à l’Assemblée pour revenir sur son texte d’origine. Dans le budget 2019, le gouvernement prévoit une baisse de 26 millions d’euros au budget de France Télévisions, de 2 millions pour Arte et de 1,6 million d’euros pour France Médias Monde.

Face à l’amendement de Roger Karoutchi, le sénateur PS David Assouline a mis en garde sur cette logique comptable. « Je vous appelle à ne pas rentrer dans ce jeu de déshabiller Pierre pour habiller Paul » a exhorté le sénateur PS. La réforme de l’audiovisuel public, toujours attendue, sera l’occasion de reprendre le débat.

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