Ordonnances : « Il y a besoin de faire un big-bang », prévient Jean-Baptiste Lemoyne
Au lendemain de la première mobilisation nationale contre la réforme du Code du Travail, le secrétaire d’État a indiqué sur Public Sénat que le « processus se poursuivait ».

Ordonnances : « Il y a besoin de faire un big-bang », prévient Jean-Baptiste Lemoyne

Au lendemain de la première mobilisation nationale contre la réforme du Code du Travail, le secrétaire d’État a indiqué sur Public Sénat que le « processus se poursuivait ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La première journée de manifestations syndicales contre le projet de réformes du droit du travail via les ordonnances a réuni 400.000 selon la CGT, et 223.000 selon la police. Une mobilisation du même ordre avait été observée au début de la contestation contre la loi El Khomri en 2016.

Invité de la matinale Public Sénat, le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères n’avait pas envie de compter les points. Selon lui, il y aurait un gagnant : l’emploi. « Là on a envie de mettre 5-0, comme le PSG hier soir, c’est contre effectivement le chômage », a-t-il répondu.

« Certains à droite sont un peu frileux »

L’exécutif pourrait-il plier face à la contestation ? Jean-Baptiste Lemoyne, le premier parlementaire de droite à avoir rallié Emmanuel Macron pendant la campagne, a rappelé la détermination de son équipe :

« Les ordonnances vont être adoptées en Conseil des ministres. Il y aura un projet de loi de ratification. Le processus se poursuit parce qu’il y a besoin de faire un big-bang. »

Le secrétaire d’État a également pointé du doigt « les tenants de l’Ancien régime », de tout bord politique :

« Il y a un peu un mélange des genres. On vient bien que des gens issus tant de l’extrême gauche que de l’extrême droite, voire certains à droite, sont un peu frileux. Cette coalition est un peu hétéroclite. »

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le