Ordonnances : « Il y a besoin de faire un big-bang », prévient Jean-Baptiste Lemoyne
Au lendemain de la première mobilisation nationale contre la réforme du Code du Travail, le secrétaire d’État a indiqué sur Public Sénat que le « processus se poursuivait ».

Ordonnances : « Il y a besoin de faire un big-bang », prévient Jean-Baptiste Lemoyne

Au lendemain de la première mobilisation nationale contre la réforme du Code du Travail, le secrétaire d’État a indiqué sur Public Sénat que le « processus se poursuivait ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La première journée de manifestations syndicales contre le projet de réformes du droit du travail via les ordonnances a réuni 400.000 selon la CGT, et 223.000 selon la police. Une mobilisation du même ordre avait été observée au début de la contestation contre la loi El Khomri en 2016.

Invité de la matinale Public Sénat, le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères n’avait pas envie de compter les points. Selon lui, il y aurait un gagnant : l’emploi. « Là on a envie de mettre 5-0, comme le PSG hier soir, c’est contre effectivement le chômage », a-t-il répondu.

« Certains à droite sont un peu frileux »

L’exécutif pourrait-il plier face à la contestation ? Jean-Baptiste Lemoyne, le premier parlementaire de droite à avoir rallié Emmanuel Macron pendant la campagne, a rappelé la détermination de son équipe :

« Les ordonnances vont être adoptées en Conseil des ministres. Il y aura un projet de loi de ratification. Le processus se poursuit parce qu’il y a besoin de faire un big-bang. »

Le secrétaire d’État a également pointé du doigt « les tenants de l’Ancien régime », de tout bord politique :

« Il y a un peu un mélange des genres. On vient bien que des gens issus tant de l’extrême gauche que de l’extrême droite, voire certains à droite, sont un peu frileux. Cette coalition est un peu hétéroclite. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
6min

Politique

« Grand oral », « intox » et promesses : un match oppose Patrick Kanner à Rachid Temal pour la tête du groupe PS du Sénat

Les 62 sénateurs PS vont élire ce mercredi leur président de groupe. Le sortant Patrick Kanner, président depuis 2018, voit son poste convoité par Rachid Temal, qui pointe le manque de collégialité. Entre grands oraux passés ce mardi par le courant d’Olivier Faure et discussions de couloirs, cette campagne courte et discrète n’en est pas moins intense.

Le

« Ce sera du jamais vu depuis l’entre-deux-guerres » : le coût annuel de notre dette continue sa remontée, menaçant d’asphyxier nos capacités d’action
8min

Politique

« Ce sera du jamais vu depuis l’entre-deux-guerres » : le coût annuel de notre dette continue sa remontée, menaçant d’asphyxier nos capacités d’action

La hausse des taux d’intérêt continue de s’élever à un rythme qui n’avait pas été anticipé. Elle renchérit à la fois le coût des nouvelles émissions de dette mais aussi le renouvellement des anciens bons du Trésor. Selon l’économiste Anthony Morlet-Lavidalie, la charge annuelle de la dette pourrait à moyen terme retrouver des niveaux que la France n’avait plus connu depuis l’entre-deux-guerres.

Le

Paris : Block Everything protest day
7min

Politique

Blocus des lycées : « Une fois sorti du tube, le dentifrice ne rentre plus »

Parti de revendications sur les moyens, le manque d’enseignants ou les conditions d’étude, le mouvement lycéen s’étend de ville en ville. Le soutien affiché de La France insoumise et la réponse ferme du gouvernement ont progressivement déplacé la contestation sur le terrain politique. Mais les sociologues insistent sur l’autonomie des élèves et redoutent que l’affrontement entre adultes ne finisse par éclipser leurs revendications.

Le

La Seyne-sur-Mer RN party’s President Jordan Bardella
8min

Politique

Accusations d'antisémitisme : « La défense de Jordan Bardella est assez classique. C’est celle de Fillon en 2017 », selon le communiquant Philippe Moreau-Chevrolet

Dans la tourmente depuis lundi et l’article de Mediapart qui a révélé des écrits antisémites datant de 2013, le président du RN, Jordan Bardella, a annoncé dans la foulée le dépôt d’une plainte pour diffamation et dénonce une opération destinée à le « tuer politiquement ». Cette mise en avant d’une « manipulation » n’est pas sans rappeler la défense de François Fillon il y a 10 ans et pose la question d’une future mise à l’écart de celui censé former un ticket avec Marine Le Pen pour l’élection présidentielle.

Le