Ordonnances : « On entre dans une séquence de bataille sociale longue », estime Pierre Laurent
Le secrétaire national du parti communiste français espère que les manifestations du 12 septembre contre les ordonnances marqueront « l’entrée dans une mobilisation sociale forte ».

Ordonnances : « On entre dans une séquence de bataille sociale longue », estime Pierre Laurent

Le secrétaire national du parti communiste français espère que les manifestations du 12 septembre contre les ordonnances marqueront « l’entrée dans une mobilisation sociale forte ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

À une semaine de la journée de mobilisation contre les ordonnances réformant le Code du travail, à l’appel de certains syndicats comme la CGT et Sud, Pierre Laurent estime que « la protestation est en train de grandir ».

Invité de la matinale « Territoires d’infos », le sénateur communiste de Paris juge néanmoins que le retrait de la loi d’habilitation sera « difficile » et vise un objectif plus réaliste. « Il faut aussi créer une situation de non application de certaines ordonnances ». Au moment de l’examen de la loi de ratification, « nous ferons tout ce qu’il est possible de faire au Parlement […] On essayera d’imposer des reculs », annonce le secrétaire national du PCF.

Face à des ordonnances qui sont, selon lui, « en train de tirer le niveau de protection » des salariés « vers le bas », Pierre Laurent note que le « débat va continuer » chez les syndicats, et notamment chez Force Ouvrière, divisée sur la question.

« Il faut que le groupe CRC soit présent dans l’hémicycle » après les sénatoriales

Le sénateur, en campagne pour les élections sénatoriales du 24 septembre, ajoute que la « nouvelle cure violente d’austérité » imposée aux collectivités ainsi que la « fin des contrats aidés » doivent elles aussi « mettre en alerte l’ensemble des grands électeurs qui vont se prononcer sur les élections sénatoriales ».

Pierre Laurent juge que son groupe est le seul à s’opposer à la politique du gouvernement et a « bon espoir » d’atteindre le seuil de dix sénateurs à l’issue des élections, nécessaire à la survie du groupe :

« Qu’est-ce qu’il y aura dans le Sénat comme groupe pour s’opposer à cette politique ? Les Républicains et les centristes ont voté les textes au mois de juillet du gouvernement et le groupe socialiste a été incapable de s’y opposer. Il n’y a plus de groupe écologiste. Le seul groupe qui s’est opposé clairement et qui a fait des contre-propositions, c’est le groupe communiste, républicain et citoyen. Il faut que ce groupe soit présent dans l’hémicycle et je pense que nous avons bon espoir que ce soit le cas. »

Sénatoriales : « Il faut que le groupe communiste soit présent dans l’hémicycle », espère Pierre Laurent
02:35

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le