Ordonnances sur le code du travail: la CFDT demande d’attendre début octobre
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a demandé dimanche au gouvernement d'attendre "fin septembre-début octobre"...

Ordonnances sur le code du travail: la CFDT demande d’attendre début octobre

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a demandé dimanche au gouvernement d'attendre "fin septembre-début octobre"...
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Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a demandé dimanche au gouvernement d'attendre "fin septembre-début octobre" pour réformer le code du travail par ordonnances, "le temps de la concertation nécessaire".

Souhaitant aller vite, l'Elysée a précisé cette semaine vouloir une ratification des ordonnances "d'ici la fin de l'été", soit avant le 21 septembre.

"Il ne faut pas passer des ordonnances en août (...) on peut être rapide sans être précipité", a déclaré Laurent Berger, invité du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro.

"Il faut aller vers fin septembre-début octobre pour qu'on ait le temps de discuter du fond des sujets" et notamment "ce qui doit être traité" dans le code du travail, la branche ou l'entreprise, a-t-il ajouté.

Sur cette question, la CFDT estime que "le code du travail doit garantir un socle important de droits", auxquels aucun accord de branche ou d'entreprise ne peut déroger, parmi lesquels "le salaire minimum" et "la sécurité au travail".

Ensuite, les branches professionnelles doivent déterminer les "classifications, les déroulements de carrière", a-t-il ajouté en estimant que "l'organisation du travail, la responsabilité sociale, les conditions de travail" devaient se négocier au niveau de l'entreprise.

Mais "cette négociation doit être menée avec des représentants des organisations syndicales". "Un référendum sans être passé par un accord, non", a-t-il prévenu alors qu'Emmanuel Macron a promis, pendant sa campagne, le référendum d'entreprise à l'initiative de l'employeur.

Le numéro un de la CFDT, qui sera reçu lundi par le Premier ministre, entend à cette occasion "lui apporter un gros dossier avec un tas de propositions" sur "tous les sujets y compris la question européenne, la protection sociale, l'outre-mer". Il a cité la création d'une "assurance chômage européenne".

La CFDT viendra aussi avec des "contrepropositions" sur les projets auxquels le syndicat est hostile, comme la barémisation des indemnités prud'homales pour licenciements abusifs.

L'objectif est que "si des projets devaient se mettre en place, ce soit le moins difficile possible pour les travailleurs sur ces sujets là", a expliqué M. Berger.

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