Ouverture du Congrès à Versailles pour l’intervention de Macron
La réunion des députés et sénateurs en Congrès à Versailles pour entendre le discours d'Emmanuel Macron destiné à fixer les "priorités" de son...

Ouverture du Congrès à Versailles pour l’intervention de Macron

La réunion des députés et sénateurs en Congrès à Versailles pour entendre le discours d'Emmanuel Macron destiné à fixer les "priorités" de son...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La réunion des députés et sénateurs en Congrès à Versailles pour entendre le discours d'Emmanuel Macron destiné à fixer les "priorités" de son quinquennat a commencé lundi peu avant 15H00, à la veille de la déclaration de politique générale du Premier ministre.

Une fois la séance déclarée ouverte par le président du Congrès, François de Rugy (REM, issu des rangs écologistes), le président de la République a fait son entrée dans l'hémicycle et est monté immédiatement à la tribune, avant que débute une minute de silence en hommage à Simone Veil.

Une fois rappelée la possibilité offerte par la Constitution d'une adresse solennelle du président devant le Congrès, le chef de l'Etat a évoqué, en ouverture de son propos, des "heures" qui en font une "nécessité".

Le président a annoncé qu'il voulait "changer" les institutions, au début de son discours. Il s'est posé en tenant d'une "transformation résolue et profonde tranchant avec les années immobiles et les années agitées", jugeant que les Français avaient exprimé lors des élections la "volonté d'une alternance profonde".

Emmanuel Macron avait auparavant déjeuné au château avec les présidents des deux chambres, M. de Rugy et Gérard Larcher, et d'autres responsables parlementaires, même si certains s'étaient fait excuser.

Certains sièges des 577 députés et 348 sénateurs restaient vacants, notamment des députés de La France insoumise et des parlementaires communistes, qui ont décidé de boycotter. Les élus PCF, arborant leurs écharpes tricolores, se sont rassemblés auparavant devant la mairie de Versailles, près de la rue des Etats-Généraux, "pour dire non à la monarchie présidentielle", selon des tweets. Deux députés UDI, Jean-Christophe Lagarde et Philippe Vigier, avaient pris les devants.

Le président français Emmanuel Macron devant le Congrès à Versailles près de Paris, le 3 juillet 2017
Le président français Emmanuel Macron devant le Congrès à Versailles près de Paris, le 3 juillet 2017
POOL/AFP

A l'issue de son intervention d'environ une heure, Emmanuel Macron quittera l'hémicycle pour faire place à un débat, sans vote. Il a en effet été décidé l'usage de cette possibilité de prises de parole des groupes politiques, permise par le règlement.

Nombre de ministres, tels Nicolas Hulot, Jean-Yves Le Drian, Muriel Pénicaud, Florence Parly ou Bruno Le Maire étaient en tribune.

Dans l'hémicycle, les députés et sénateurs n'étaient pas placés par groupes politiques (comme c'est habituellement le cas dans les hémicycles de chacune des deux chambres), mais par ordre alphabétique.

C'est le troisième président sous la Vème République à s'exprimer devant les parlementaires dans le cadre de Versailles.

Nicolas Sarkozy, en vertu d'une nouvelle possibilité ouverte par une révision de la Constitution en 2008, avait été le premier en juin 2009, avant François Hollande trois jours après les attentats du 13 novembre 2015. Il fallait remonter auparavant à 1848 --et au prince-président Charles Louis Napoléon.

Depuis l958, le Congrès s'est réuni jusqu'alors 18 fois à Versailles, dont 16 fois pour adopter une révision de la Constitution.

Pour Emmanuel Macron, cette adresse solennelle aux parlementaires et, à travers eux, aux Français, a vocation à devenir un "rituel" annuel, "conformément à un engagement de campagne", à l'image du discours sur l'état de l'Union aux Etats-Unis, selon l'entourage du président.

Partager cet article

Dans la même thématique

Ouverture du Congrès à Versailles pour l’intervention de Macron
5min

Politique

Ingérences étrangères : « Depuis les années 2010, aucun rendez-vous électoral n’a été épargné »

A l’heure de la manipulation des algorithmes et du recours croissant à l’intelligence artificielle sur les plateformes numériques, des experts alertent le Sénat sur la multiplication d’ingérences d’origine étrangères en Europe. Avec pour objectif de déstabiliser les périodes électorales, à coups de désinformation et d‘altération de la confiance envers les institutions.

Le

Ouverture du Congrès à Versailles pour l’intervention de Macron
3min

Politique

« Ce sont des centaines de milliers de patients qui sont aujourd’hui en train de mourir », alerte ce médecin généraliste installé en Haute-Vienne

En France, neuf millions de personnes vivent dans un désert médical. L’augmentation de ce chiffre ne cesse d’inquiéter les professionnels de santé qui appellent le personnel politique à agir au plus vite, car derrière les statistiques se cache un véritable enjeu sanitaire. Raccourcir les parcours de formation des médecins ? Aller aux devants des patients avec des bus médicalisés ? Axel De Tarlé reçoit la sénatrice Corinne Imbert et le médecin généraliste Martial Jardel pour en débattre dans l’émission Et la Santé ça va ?.

Le

Documentaire De Gaulle, histoire d’un géant de Jean-Pierre Cottet
4min

Politique

Comment de Gaulle a construit l’image de la France dans le monde

États-Unis, Allemagne mais aussi Sénégal quand le monde apprend la démission du président de Gaulle en avril 1969, c’est une onde de choc politique. Celui qui était au pouvoir depuis 1958 avait en effet tissé des liens avec le monde entier. Construction d’une politique européenne pour se préserver notamment de l’influence de l’Amérique, décolonisation… Charles de Gaulle avait imprimé sa marque, ses opinions en matière de politique étrangère, laissant ainsi son héritage. C’est l’un des chapitres que nous propose de feuilleter le réalisateur Jean-Pierre Cottet dans le documentaire De Gaulle, histoire d’un géant diffusé sur Public Sénat.

Le