Ouverture du Congrès à Versailles pour l’intervention de Macron
La réunion des députés et sénateurs en Congrès à Versailles pour entendre le discours d'Emmanuel Macron destiné à rappeler le cap...

Ouverture du Congrès à Versailles pour l’intervention de Macron

La réunion des députés et sénateurs en Congrès à Versailles pour entendre le discours d'Emmanuel Macron destiné à rappeler le cap...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La réunion des députés et sénateurs en Congrès à Versailles pour entendre le discours d'Emmanuel Macron destiné à rappeler le cap de son quinquennat a commencé lundi à 15H02.

Une fois la séance déclarée ouverte par le président du Congrès et président de l'Assemblée, François de Rugy (LREM), le président de la République a fait son entrée dans l'hémicycle et est monté immédiatement à la tribune, pour le deuxième discours de son quinquennat dans ce cadre symbolique.

"En ce 9 juillet, date anniversaire du jour où ici même à Versailles, en 1789, l'Assemblée nationale issue des états généraux s'est reconnue un pouvoir constitutant, et à la veille d'une réforme institutionnelle d'envergure, j'invite les membres du Congrès à accueillir le président de la République", a glissé François de Rugy devant l'hémicycle versaillais avec quelques sièges vacants.

Emmanuel Macron avait auparavant déjeuné au château avec les présidents des deux chambres, M. de Rugy et Gérard Larcher (LR), le Premier ministre Edouard Philippe et d'autres responsables parlementaires, mais plusieurs ténors (LR, PS, PCF, LFI) avaient décliné l'invitation. "Aucun sujet politique" n'a été abordé lors de ce déjeuner "sans tensions particulières", auquel ont aussi participé plusieurs ministres, dont le chef du gouvernement Edouard Philippe.

Dans l'hémicycle garni de velours rouge, certains sièges des 577 députés et 348 sénateurs restaient vacants, notamment des députés de La France insoumise et de quelques LR, qui ont décidé de boycotter.

Les élus communistes, arborant leurs écharpes tricolores, se sont rassemblés auparavant devant la salle du Jeu de paume pour prêter "le serment de défendre une République démocratique".

Les Insoumis ont organisé pour leur part une "manifestation en ligne". Leur chef de file Jean-Luc Mélenchon a considéré sur son blog lundi qu'Emmanuel Macron "inaugure la nouvelle monarchie présidentielle absolue qui va commencer avec la réforme constitutionnelle".

A l'issue de son intervention d'environ une heure, le chef de l'Etat quittera l'hémicycle pour faire place à un débat, sans vote. Les prises de parole des groupes politiques doivent s'enchaîner durant 2H15, à raison de 10 minutes par groupe.

Dans l'hémicycle, les députés et sénateurs n'étaient pas placés par groupes politiques (comme c'est habituellement le cas dans les hémicycles de chacune des deux chambres), mais par ordre alphabétique.

M. Macron est le troisième président sous la Vème République à s'exprimer devant les parlementaires dans le cadre de Versailles.

Nicolas Sarkozy, en vertu d'une nouvelle possibilité ouverte par une révision de la Constitution en 2008, avait été le premier en juin 2009, avant François Hollande trois jours après les attentats du 13 novembre 2015. Il fallait remonter auparavant à 1848 --et au prince-président Charles Louis Napoléon.

Depuis l958, le Congrès s'est réuni jusqu'alors 19 fois à Versailles, dont 16 fois pour adopter une révision de la Constitution.

Lors de sa première intervention devant le Congrès, le 3 juillet 2017, pour un coût avoisinant les 300.000 euros, le nouveau chef de l'Etat avait annoncé son intention d'en faire un rendez-vous annuel.

Partager cet article

Dans la même thématique

Ouverture du Congrès à Versailles pour l’intervention de Macron
6min

Politique

Mobilisation de la jeunesse : « Nous avons construit un État-providence qui fonctionne seulement pour les adultes », reconnaît cette eurodéputée

Une Europe en ébullition sociale. De la France à l'Italie, en passant par la Belgique, la Grèce ou l'Allemagne, une vague de contestation secoue les capitales de l'Union. Nés de mouvements lycéens et étudiants initiés en France, ces soulèvements traduisent un malaise profond touchant l'avenir de la jeunesse, la crise du logement et l'effritement du pouvoir d'achat. Face à ce front commun qui surprend les gouvernements européens, des syndicats et des associations issus de sept pays appellent à des manifestations coordonnées pour la fin du mois de novembre.

Le

France : Edouard Philippe visits Zuydcoote to discuss immigration
10min

Politique

« La fébrilité est de leur côté, pas du sien » : sous pression du camp Attal et Retailleau, Edouard Philippe reste droit dans ses bottes et refuse la primaire

Après Gabriel Attal et David Lisnard, Bruno Retailleau s’est rangé à l’idée de primaire de la droite et du centre, au point de commencer à y travailler. Si le candidat Horizons ne change pas d’avis, « il portera seul la responsabilité de la division », prévient Laurence Garnier, porte-parole de Bruno Retailleau. « On attend du prochain chef de l’Etat qu’il sache résister à la pression de Trump ou Poutine, ce n’est pas celle des candidats mal partis qui fera fléchir Edouard Philippe », rétorque Nathalie Loiseau, porte-parole d’Edouard Philippe…

Le

Paris: JM Melenchon conference de presse comptes publics
8min

Politique

Présidentielle 2027 : avec la « Nouvelle France », Jean-Luc Mélenchon fait de l’écologie la clé de voûte de son programme

Avec 1 069 mesures, dont 238 nouvelles, La France insoumise dévoile vendredi 6 novembre une nouvelle édition de son programme présidentiel, L’Avenir en commun. Si les marqueurs historiques du mouvement sont largement reconduits, l’écologie en devient la porte d’entrée. Derrière ce changement de priorité, Jean-Luc Mélenchon cherche à imposer un nouveau récit, celui de la « Nouvelle France », qui succède à l’« union populaire » de 2022.

Le