PAC: Macron juge « inacceptables » les propositions de la Commission européenne
Emmanuel Macron a jugé jeudi "inacceptables" les propositions de la Commission européenne sur la réduction du budget de la...

PAC: Macron juge « inacceptables » les propositions de la Commission européenne

Emmanuel Macron a jugé jeudi "inacceptables" les propositions de la Commission européenne sur la réduction du budget de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Emmanuel Macron a jugé jeudi "inacceptables" les propositions de la Commission européenne sur la réduction du budget de la Politique agricole commune, qui aboutiraient selon lui à faire payer le coût du Brexit uniquement par les agriculteurs.

"Ce qui a été proposé par la Commission européenne aujourd'hui est inacceptable et ne sera pas accepté", a-t-il déclaré lors d'un discours à Quimper. "C'est inacceptable parce que c'est, en quelque sorte, vouloir dire à tous les paysans d'Europe, le coût du Brexit sera payé uniquement par vous", a poursuivi le chef de l'Etat.

"Qu'on diminue à due proportion de la part de nos amis britanniques la part des engagements budgétaires pour les différentes politiques existantes, c'est tout à fait normal. Qu'on les diminue beaucoup plus sans aucune raison c'est inacceptable", a-t-il répété.

La Commission a proposé début mai une baisse de 5% du budget dédié à la PAC pour la période 2021-2027, avec une enveloppe totale de 365 milliards d'euros, mais certains craignent déjà des coupes encore plus sévères en terme réels.

"Je souhaite que l'on puisse faire de cette politique agricole commune un instrument de la transition et, là aussi, il ne faut pas dire on veut garder la même PAC que celle d'hier", a poursuivi Emmanuel Macron.

"Nous devons avoir une PAC qui garde la même ambition sur le plan des investissements et des engagements budgétaires, mais qui accompagne la transformation des filières vers des perspectives d'avenir que nous sommes en train de construire", a-t-il expliqué.

"Je serai le défenseur d'une PAC où nous aurons clarifié notre organisation entre ce qui relève de l'Etat et des régions", a-t-il ajouté, se disant "prêt à ce que le gouvernement confie aux régions les aides aux investissement pour la prochaine PAC. Ce sera plus clair et plus efficace".

Partager cet article

Dans la même thématique

Ursula Von Der Leyen NATO Meeting In Brussels
5min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sous pression

Après avoir reçu une lettre du président français, Emmanuel Macron, mardi 8 septembre, insistant sur la nécessité d’adopter un « texte européen » pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen reçoit aujourd’hui une nouvelle lettre ouverte de familles endeuillées demandant une meilleure mise en œuvre de la législation européenne sur les plateformes. La présidente est attendue le 16 septembre pour présenter ses annonces.

Le

PAC: Macron juge « inacceptables » les propositions de la Commission européenne
4min

Politique

« Pour distribuer de la richesse, il faut la produire ! », estime le Nobel d'économie Philippe Aghion

Si Donald Trump a échoué à ravir le Nobel de la paix, lui a obtenu celui d’économie cette année, une consécration pour son modèle économique schumpétérien où la croissance est portée par l’innovation. De Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron en passant par François Hollande, tous ont eu droit aux conseils économiques du professeur passé notamment par Harvard. En quoi son modèle permet-il d’appréhender les révolutions technologiques actuelles ? Comment la croissance économique pourrait-elle profiter à tous ? Que retient-il du bilan des présidents de la République qu’il a conseillés ? Philippe Aghion était l’invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard.

Le

PAC: Macron juge « inacceptables » les propositions de la Commission européenne
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le