« Pacte législatif » des Républicains : « Si on partage les mêmes valeurs, on peut trouver des alliances pour un gouvernement », estime Hervé Marseille

Le président du groupe centriste au Sénat, à la fois soutien d’Emmanuel Macron et membre de la majorité sénatoriale de droite, se dit favorable à un rapprochement entre les deux blocs pour gouverner.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Laurent Wauquiez, nouveau président du groupe de la Droite républicaine (anciennement Les Républicains), a proposé cette semaine un « pacte législatif » soumettant aux autres parlementaires une liste de propositions prioritaires, parmi lesquelles on retrouve des mesures sur l’immigration, la sécurité et le redressement des finances publiques.

Une initiative qu’Hervé Marseille, président du groupe centriste au Sénat, salue : « Il faut prendre en considération ce qu’ont dit les électeurs, on voit qu’ils sont nombreux à être attentifs aux problèmes de sécurité, de régalien… Si on partage les mêmes valeurs et qu’on a le souci du pays, on peut trouver des alliances et des accords pour un gouvernement. »

Une alliance du PS aux LR pour gouverner ? « Je pense qu’il n’y a pas d’autre solution »

Le sénateur centriste, membre de la majorité de droite au Sénat, est également président de l’Union des démocrates indépendants (UDI) qui soutient le bloc présidentiel. Une position intermédiaire qui conduit Hervé Marseille à souhaiter un rapprochement des deux forces pour gouverner, comme l’avait appelé de ses vœux Gabriel Attal en demandant la construction d’un « plan d’action » autour d’un bloc central allant des socialistes aux Républicains.

« Je pense qu’il n’y a pas d’autre solution », affirme le sénateur, « la proposition de Gabriel Attal répond d’ailleurs au pacte législatif qui est mis en musique par Laurent Wauquiez, sur des propositions qui se rapprochent de ce que demande Gabriel Attal. Il y a matière à une politique pour la France, pour les prochains mois. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le