Pacte sur les migrations : Paris déplore « fadaises » et « manipulations »
Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a déploré dimanche les "fadaises" et les "manipulations" auxquelles a donné...

Pacte sur les migrations : Paris déplore « fadaises » et « manipulations »

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a déploré dimanche les "fadaises" et les "manipulations" auxquelles a donné...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a déploré dimanche les "fadaises" et les "manipulations" auxquelles a donné lieu le pacte de l'ONU sur les migrations, qui doit être adopté lundi au Maroc.

Ce texte a déchaîné les passions à travers l'Europe et conduit à l'implosion dimanche de la coalition au pouvoir en Belgique avec la démission des ministres nationalistes flamands.

"Je n'ai jamais entendu autant de fadaises depuis très longtemps (..) Il y une élucubration fantastique sur ce texte", a estimé Jean-Yves Le Drian dans l'émission Le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.

"Pour des circonstances un peu troubles de majorités électorales dans tel ou tel pays, on utilise et on manipule le pacte sur les migrations", a-t-il affirmé.

Les nationalistes européens se sont mobilisés contre ce pacte, rallumant les querelles politiques, de l'Est à l'Ouest de l'Europe, sur ce sujet toujours brûlant qui paralyse la coopération des Etats.

A quelques jours du sommet de Marrakech, sept pays de l'UE (Hongrie, Autriche, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Bulgarie, Lettonie) ont annoncé qu'ils n'enverraient pas de représentants au Maroc valider le document qu'ils avaient pourtant adopté, comme tous les pays de l'ONU à l'exception des Etats-Unis, en juillet.

L'Italie, où l'extrême droite est au gouvernement, a décidé de geler sa signature, s'en remettant à un vote ultérieur du parlement.

"D'abord ce n'est pas un texte contraignant (...) Ensuite il prévoit que les Etats ont la responsabilité de la garantie de leurs frontières, que la politique migratoire est une prérogative de la souveraineté nationale, que les pays d'origine de transit et de destination s'engagent ensemble à maîtriser les flux migratoires, à démanteler les réseaux, à combattre les trafiquants, à respecter les droits humains", a relevé Jean-Yves Le Drian.

Partager cet article

Dans la même thématique

Pacte sur les migrations : Paris déplore « fadaises » et « manipulations »
4min

Politique

Nouvelle-Calédonie : devant le Sénat, la ministre des Outre-mer détaille les avancées de l’accord Élysée-Oudinot 

Cet accord, soutenu par les principales formations politiques néo-calédoniennes, à l’exception du FLNKS, prévoit l'adoption d'un projet de loi constitutionnelle au printemps et le déploiement d’un plan de relance de 2,2 milliards d’euros sur quatre ans. Naïma Moutchou, la ministre des Outre-mer, était auditionnée au Sénat ce 22 janvier.

Le

Pacte sur les migrations : Paris déplore « fadaises » et « manipulations »
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote un texte vidé de sa substance, la gauche dénonce un « sabotage » de la droite

Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.

Le

Pacte sur les migrations : Paris déplore « fadaises » et « manipulations »
3min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote le principe « du droit opposable au soulagement » 

Le Sénat a voté en faveur « d’un droit opposable au soulagement » lors de l’examen de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Après avoir rejeté l’article qui fixait les conditions, le Sénat est donc également revenu sur le principe de « l’assistance médicale à mourir », défendue par la commission des affaires sociales ». 

Le