Pantin: Macron n’a « pas cherché à provoquer un attroupement », dit Ndiaye
Emmanuel Macron n'a "pas cherché à provoquer" un attroupement quand il s'est rendu mardi à Pantin (Seine-Saint-Denis) et a salué des passants, a assuré mercredi Sibeth Ndiaye face aux critiques suscitées par ce regroupement autour du chef de l’État contraire à la distanciation requise contre le coronavirus.

Pantin: Macron n’a « pas cherché à provoquer un attroupement », dit Ndiaye

Emmanuel Macron n'a "pas cherché à provoquer" un attroupement quand il s'est rendu mardi à Pantin (Seine-Saint-Denis) et a salué des passants, a assuré mercredi Sibeth Ndiaye face aux critiques suscitées par ce regroupement autour du chef de l’État contraire à la distanciation requise contre le coronavirus.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Emmanuel Macron n'a "pas cherché à provoquer" un attroupement quand il s'est rendu mardi à Pantin (Seine-Saint-Denis) et a salué des passants, a assuré mercredi Sibeth Ndiaye face aux critiques suscitées par ce regroupement autour du chef de l’État contraire à la distanciation requise contre le coronavirus.

Le président "n'a évidemment pas cherché à provoquer cet attroupement, il a souhaité saluer les citoyens qui étaient notamment à leurs fenêtres. Il y a eu notamment des jeunes qui sont descendus autour de lui. (...) Il a vocation évidemment à toujours respecter les gestes barrière et il a d'ailleurs eu l'occasion, à ce moment-là, de le rappeler à ceux qui l'entouraient", a affirmé la porte-parole du gouvernement à l'issue du Conseil des ministres.

Sibeth Ndiaye a également assuré que chaque déplacement du président était "organisé de manière à respecter évidemment les précautions sanitaires".

Mme Ndiaye a cependant écarté la possibilité que le chef de l’État réduise ses déplacements. L’Élysée a précisé à l'AFP que le chef de l’État les "poursuivrait" afin de "témoigner son soutien et sa reconnaissance aux personnes mobilisées dans cette lutte" contre le Covid-19.

Après avoir visité mardi une maison de santé de Pantin, dans laquelle il avait ôté le masque qu'il portait en entrant, Emmanuel Macron a longuement salué d'en bas de l'immeuble des gens sortis aux balcons, selon la journaliste de l'AFP sur place.

Alors que sa voiture l'attendait, prête à partir pour La Courneuve, le président est alors parti à pied dans une rue perpendiculaire où passaient de nombreuses personnes malgré le confinement. Trente à quarante personnes se sont alors massées autour du chef de l’État, beaucoup le photographiant smartphone à la main, avec des cris parfois d'encouragement mais aussi de contestation.

Le chef de l’État est resté environ cinq minutes devant ce petit groupe, leur disant en souriant, les mains jointes dans un salut à l'indienne: "je sais que c'est dur mais il faut tenir, respectez les règles" ou encore, étendant le bras: "vous êtes trop près, là".

Les images de cette rencontre ont été filmées par LCI et par de nombreux internautes, ce qui a suscité de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux.

Le Rassemblement national a détourné mercredi le message gouvernemental de prévention du coronavirus, en affirmant sur Twitter: "ne faites pas comme Macron: respectez un mètre de distance avec toute personne, ne provoquez pas d'attroupements et restez chez vous". Sa présidente Marine Le Pen avait la veille jugé "consternant" cet attroupement.

Auparavant, Le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde avait dit regretter "des injonctions contradictoires: au moment où on durcit le confinement (...) on montre en réalité que le président crée -involontairement bien sûr - un attroupement", a-t-il affirmé sur CNews.

"Aussi bien pour lui à l'heure où (le Premier ministre britannique) Boris Johnson est en soins intensifs que pour la population qui s'est agglutinée, on n'a pas besoin de déplacements qui permettent certes de faire passer des messages, mais des messages contradictoires", a poursuivi l'élu de Seine-Saint-Denis.

"Irresponsable et dangereux... Quand le plus mauvais exemple vient d’en haut et détruit tous les messages de responsabilité", a commenté de son côté le député LR niçois Eric Ciotti sur Twitter.

"Encore 1.427 décès du Covid-19 aujourd'hui, et Macron va faire un bain de foule sans masques. Mais quel pantin !", avait tweeté mardi le Gilet Jaune soutien de Debout la France, Benjamin Cauchy.

Partager cet article

Dans la même thématique

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le

Pantin: Macron n’a « pas cherché à provoquer un attroupement », dit Ndiaye
2min

Politique

Tribune anti-Bolloré : « La réponse de Maxime Saada est grave parce que c'est une atteinte à la liberté d'expression », estime la sénatrice socialiste, Sylvie Robert

De retour du festival de Cannes, la vice-présidente socialiste du Sénat et membre de la commission de la culture, Sylvie Robert s’est émue de la menace du patron de Canal +, Maxime Saada de ne plus travailler avec les signataires d’une tribune dénonçant l’influence croissante de Vincent Bolloré sur le cinéma français.

Le

Pantin: Macron n’a « pas cherché à provoquer un attroupement », dit Ndiaye
2min

Politique

Tribune anti-Bolloré : les propos de Maxime Saada « rappellent les heures sombres du maccarthysme », dénonce le sénateur écologiste, Ronan Dantec

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le sénateur écologiste, Ronan Dantec a interpellé la ministre de la Culture, Catherine Pégard sur la menace du patron de Canal + d’écarter les signataires d’une tribune contre l’influence de Vincent Bolloré. « Ça rappelle les heures sombres du maccarthysme s’attaquant à Hollywood », a-t-il fustigé.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
4min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : une proposition de loi du Sénat pour contrôler les antécédents des personnels, adoptée en commission

Alors que 78 agents de la ville ont été suspendus dans les écoles parisiennes, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles depuis le début de l’année, une proposition de loi sénatoriale vise à mettre en place une enquête administrative pour vérifier les antécédents judiciaires et le comportement des candidats à des postes d’encadrement des enfants.

Le