Pap Ndiaye : « Même Mélenchon n’aurait pas osé nommer quelqu’un qui défend cette vision décoloniale », fustige F-X. Bellamy
Invité de la matinale de Public Sénat, François-Xavier Bellamy est revenu sur la nomination de Pap Ndiaye au ministère de l’Education nationale. Il a fustigé la « vision décoloniale » de ce dernier, et ne comprend pas « le grand écart » entre cette nomination et la ligne défendue par Jean-Michel Blanquer pendant 5 ans.

Pap Ndiaye : « Même Mélenchon n’aurait pas osé nommer quelqu’un qui défend cette vision décoloniale », fustige F-X. Bellamy

Invité de la matinale de Public Sénat, François-Xavier Bellamy est revenu sur la nomination de Pap Ndiaye au ministère de l’Education nationale. Il a fustigé la « vision décoloniale » de ce dernier, et ne comprend pas « le grand écart » entre cette nomination et la ligne défendue par Jean-Michel Blanquer pendant 5 ans.
Louis Mollier-Sabet

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« Je ne peux même pas l’expliquer, ce choix n’a aucun sens, Emmanuel Macron joue avec des institutions décisives sans aucune cohérence. » Le moins que l’on puisse dire, c’est que le choix du nouveau ministre de l’Education nationale laisse François-Xavier Bellamy plutôt circonspect. Finalement, l’eurodéputé arrive tout de même à trouver des explications à cette nomination surprise : « Cette nomination est un message, on retrouve l’Emmanuel Macron qui expliquait qu’il n’y a pas de culture française. » D’après lui, « même Jean-Luc Mélenchon n’aurait pas osé nommer à la tête du ministère de l’Education nationale l’un des cofondateurs du CRAN, qui défend depuis des années cette vision décoloniale d’une France coupable de racisme structurel. »

François-Xavier Bellamy se dit « révolté que le ministère de l’Education nationale, qui devrait être confié à quelqu’un qui reconstruit la communauté nationale, soit confié à quelqu’un qui porte le soupçon sur nos institutions. » Pour lui, cette nomination « est un désaveu total » : « La réforme du lycée c’était toujours moins de transmission des savoirs fondamentaux, la fragilisation du tronc commun, l’effondrement du travail des enseignements. Mais malgré tout, Jean-Michel Blanquer avait un courage, c’est d’affronter avec force les discours qui jettent le soupçon sur la mission de l’Ecole, en disant qu’elle est un lieu de reproduction de la ségrégation. »

« La nomination du ministre de l’Education nationale ouvrira les yeux aux électeurs de droite »

Au contraire donc de Pap Ndiaye, d’après François-Xavier Bellamy : « Pap Ndiaye explique que c’est le cœur du travail de l’Ecole que d’organiser cette ségrégation. Son livre, ‘La Condition noire’ est un travail où il ramène tout à la couleur de peau. Tout est fait pour montrer que derrière la question de la race, une certaine gauche a retrouvé sa nostalgie de la lutte des classes. Je crois en une école qui peut faire réussir tout le monde à condition qu’elle soit indifférente à leur couleur de peau. »

Au moins cette nomination devrait être l’occasion d’une clarification politique, dans la « confusion généralisée » macronienne : « La nomination du ministre de l’Education nationale ouvrira les yeux à tous les électeurs qui ont cru trouver en Emmanuel Macron quelqu’un qui pourrait correspondre à la droite classique. Ce qui m’inquiète, ce n’est pas le discours de Pap Ndiaye, qui est clair, mais le fait que le Président de la République soit capable de passer de Jean-Michel Blanquer à Pap Ndiaye. »

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