Paradise Papers : « La financiarisation de l’économie mondiale atteint ses limites » pour Rachid Temal
Invité de Territoires d’Infos, le sénateur socialiste du Val-d’Oise a réagi aux Paradise Papers. Cette enquête menée par un consortium de journalistes d’investigation, révèle les mécanismes de l’évasion fiscale qui coûtent près de 350 milliards aux États du monde entier. 

Paradise Papers : « La financiarisation de l’économie mondiale atteint ses limites » pour Rachid Temal

Invité de Territoires d’Infos, le sénateur socialiste du Val-d’Oise a réagi aux Paradise Papers. Cette enquête menée par un consortium de journalistes d’investigation, révèle les mécanismes de l’évasion fiscale qui coûtent près de 350 milliards aux États du monde entier. 
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Par Héléna Berkaoui

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350 milliards d’euros de perte fiscale par an pour les États du monde entier et 20 milliards d’euros pour la France. Ces chiffres vertigineux qui éclairent sur l’état de l’évasion fiscale dans le monde résultent des Paradise Papers, une enquête menée par un consortium de journalistes dont ceux du journal Le Monde. Invité de Territoires d’Infos ce lundi, le sénateur socialiste Rachid Temal estime que ces révélations font mentir ceux qui « pensent que la mondialisation ne peut être qu’heureuse, je pense qu’il y a besoin de lutter contre les paradis fiscaux » ajoute-t-il.

« On voit bien que ce qu’il y a derrière cela ce sont des personnalités qui ont une capacité à faire transiter de continent à continent, de compte à compte, des sommes astronomiques » constate-t-il. Selon Rachid Temal, les Paradise Papers – qui sortent 2 ans après la révélation des Panama Papers – prouvent que « la financiarisation de l’économie mondiale, internationale atteint ses limites. »

« Dès 2008, Nicolas Sarkozy indiquait dans une fameuse conférence de presse que les paradis fiscaux, c’était fini, manifestement ce n’est pas le cas » regrette-t-il. Le sénateur socialiste du Val-d’Oise estime malgré tout que « le secret bancaire doit demeurer », « mais en même temps » Rachid Temal estime que « les banques et un certain nombre d’organismes internationaux (doivent) jouer le jeu. » Rachid Temal considère qu’il « faut une vraie conférence entre les États, les banques pour arrêter certaines pratiques. »

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