Parc naturel du Pilat : « Nous ne sommes pas dans une réserve d’Indiens »

Parc naturel du Pilat : « Nous ne sommes pas dans une réserve d’Indiens »

Cécile Cukierman, sénatrice communiste de la Loire, nous emmène dans le Parc naturel régional du Pilat, où la communauté de communes aide au développement économique. Découverte d’un territoire qui ne veut pas se limiter à une carte postale.
Public Sénat

Par Clément Perrouault

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Pour Cécile Cukierman, le parc du Haut Pilat « n’est pas une réserve d’Indiens. L’enjeu pour les femmes et les hommes qui vivent sur ce territoire, c’est d’avoir de l’emploi. » Dans cette optique, l’élue promeut les aides économiques de proximité. Les mairies et les communautés de communes de ce territoire sont en première ligne pour appuyer les projets économiques.

Laurent Galipaud est agriculteur à Burdignes. Pour améliorer sa productivité, il souhaite créer une laiterie fromagerie coopérative en s’associant avec d’autres agriculteurs locaux. Son projet est suivi de très près par la communauté de communes du Haut Pilat qui peut lui apporter une aide sur le foncier et l’achat du matériel. « Avec ce projet, nous sommes vraiment dans le cœur de ce que l’on veut faire, souligne Stéphane Ayraud, Président de la collectivité. C'est-à-dire de la valorisation. Et  que cela n’aille pas enrichir des intermédiaires. » Laurent Galipaud possède en plus de sa ferme un petit local dans le bourg, où il produit des yaourts aux fruits distribués dans les collèges locaux et les épiceries fines. Ce modèle de circuit court agricole séduit Cécile Cukierman. « Il est important que la commande publique ait de plus en plus recours à des produits fabriqués sur place », estime la sénatrice.

À quelques kilomètres de là, Maxime Tranchant vient de reprendre une entreprise de fonderie chaudronnerie baptisée Mét’Alchimie. Pour franchir le pas de l’entreprenariat, ce jeune gérant a lui aussi bénéficié de l’appui de l’intercommunalité. Elle a notamment financé 10% de son investissement dans une plieuse numérique. « Je me posais la question de ce qui existait sur le marché de l’occasion et cette aide m’a permis d’avoir un budget un peu plus conséquent pour investir dans du matériel neuf », se félicite Maxime Tranchant. Mais pour l’entrepreneur, au-delà des aides économiques, c’est aussi la proximité des pouvoirs publics qui importe. « Noyé dans le démarrage de mon entreprise, Stéphane Heyraud a été une personne très accessible pour moi. C’est un avantage d’avoir des interlocuteurs de proximité qui sont disponible et à l’écoute. »

Comme Mét’Alchimie, l’atelier-boutique de confiseries fines « Les bonbons de Julien » se trouve à Bourg Argental, la plus grande commune du Parc régional. Ses berlingots multicolores sont une institution dans le département. Il y a cinq ans, l’entreprise a souhaité changer de locaux. La mairie a alors tout fait pour lui proposer un nouveau terrain bien situé. Grâce à cette volonté et à une belle parcelle dégotée à l’entrée de la commune, l’entreprise est restée sur place. Dans les cuisines de l’entreprise, Cécile Cukierman souligne une nouvelle fois le rôle des élus de proximité pour maintenir l’activité dans le territoire. « Sans forcément se mêler de ces projets, les élus locaux sont à l’écoute de la demande du chef d’entreprise, souligne-t-elle. Finalement, le rôle de la sénatrice que je suis, c’est aussi d’être aux côtés de ces élus locaux. » Attachée aux collectivités locales, Cécile Cukierman plaide pour que les redécoupages éventuels de communautés de communes soient faits avec la plus grande précaution, en respectant les équilibres et en restant à taille humaine.

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