Paris: Florence Berthout succède à NKM à la tête de l’opposition LR
La maire du Ve arrondissement Florence Berthout a été élue mercredi soir présidente du groupe Les Républicains au Conseil de...

Paris: Florence Berthout succède à NKM à la tête de l’opposition LR

La maire du Ve arrondissement Florence Berthout a été élue mercredi soir présidente du groupe Les Républicains au Conseil de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

La maire du Ve arrondissement Florence Berthout a été élue mercredi soir présidente du groupe Les Républicains au Conseil de Paris, succédant à Nathalie Kosciusko-Morizet à la tête de l'opposition LR à la maire PS de la capitale Anne Hidalgo.

Mme Berthout, 55 ans, a recueilli 24 voix, devançant Alexandre Vesperini, 30 ans (VIe), qui a obtenu 19 voix, dans un scrutin qui a également compté trois bulletins nuls.

Les autres candidats en lice étaient François-David Cravenne, 50 ans (XVe), Jean-Baptiste Menguy, 38 ans (XVe) et Jean-Baptiste de Froment, 39 ans (IXe). Ce dernier a été élu premier vice-président du groupe.

"Merci à mes collègues LR du Conseil de Paris pour la confiance qu'ils m'apportent en m'élisant présidente de notre groupe ce soir", a réagi la nouvelle présidente sur Twitter.

Mme Berthout prend la tête d'un groupe agité de tensions internes accentuées par les dernières élections.

Le groupe qui comptait 55 membres, est récemment tombé à 54 après le départ vers les non-inscrits de l'ex-député Pierre Lellouche, puis à 48 avec la création officielle mardi d'un groupe de six élus des "Parisiens Progressistes et Constructifs", que NKM a rejoint.

L'ex-députée de l'Essonne, candidate malheureuse aux législatives à Paris, avait annoncé mardi dernier qu'elle renonçait, sur "fond de divergences profondes", à se représenter au poste de présidente où, selon de nombreux élus LR, elle aurait été battue.

Mme Berthout, qui "ne veut pas et ne sera pas candidate à la mairie de Paris" en 2020, entend assurer une "présidence au service du collectif", avec quelques axes: aider les militants dans les arrondissements de "reconquête" détenus par la gauche dans l'est et le centre et que "les plus jeunes puissent trouver leur place", avait-elle indiqué à la presse lors de la campagne.

Il "faudra apprendre à dépasser les blessures", selon Mme Berthout qui a "l'ambition de contribuer à créer de la bienveillance entre nous pour que les talents s'additionnent".

La nouvelle présidente de groupe avait été aux municipales de 2014 la "tombeuse de Tiberi", mettant fin à l'influence de cette famille sur cet arrondissement dont Jean Tiberi avait été le maire de 1983 à 2014. Investie par l'UMP, elle avait battu Dominique Tiberi, le fils de l'ancien maire de Paris, qui s'était présenté en dissident.

Conseillère de Paris depuis 2001 d'abord dans le Ier arrondissement, conseillère régionale d'Ile-de-France, Mme Berthout a exercé entre 1993 et 2007 dans plusieurs cabinets ministériels, notamment à Matignon avec Dominique de Villepin, avant d'occuper le poste de directrice générale de l’Établissement public de la Villette de 2007 à 2015.

Elle avait soutenu Bruno Le Maire lors de la primaire de la droite et du centre.

Partager cet article

Dans la même thématique

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le

Recolte betterave 2020
7min

Politique

Projet de loi d'urgence agricole : une censure du Conseil constitutionnel est-elle envisageable ?

Mercredi, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole qui prévoit l'utilisation à titre dérogatoire, pour certaines cultures, de deux néonicotinoïdes interdits en France. Un texte qui va faire l'objet d'une saisine du Conseil constitutionnel par différents groupes politiques. L'année dernière, les Sages avaient censuré une disposition similaire issue d'un texte d'origine sénatoriale, mais les parlementaires ont, depuis, revu leur copie.

Le

Paris : Weekly cabinet meeting at Elysee Palace
5min

Politique

Quels ministères ont connu le plus de ministres pendant les mandats d’Emmanuel Macron ?

Les deux quinquennats d’Emmanuel Macron ont été marqués par un nombre important de gouvernements. Sur ces neuf ans, c’est le ministère de la Santé qui a connu le plus de ministres, talonné par les ministères en charge des Collectivités territoriales ou de l’Environnement. Les Armées, l’Economie et les Affaires étrangères sont ceux avec le plus de stabilité. Le reflet de choix politiques ou le fruit d’une instabilité politique ?

Le