Ils grouillent aux pieds de la Tour Eiffel. Dans la capitale française, les rats prolifèrent au point que la mairie a lancé des opérations "coup...
Paris part à la chasse aux rats
Ils grouillent aux pieds de la Tour Eiffel. Dans la capitale française, les rats prolifèrent au point que la mairie a lancé des opérations "coup...
Par Nora SCHWEITZER, Gina DOGGETT
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
Ils grouillent aux pieds de la Tour Eiffel. Dans la capitale française, les rats prolifèrent au point que la mairie a lancé des opérations "coup de poing" contre les rongeurs, une action qui ne fait pas l'unanimité.
Pour lutter contre "l'augmentation récente de la présence de rats", la municipalité a fermé ou va fermer plusieurs espaces verts pour y disséminer des appâts. Le parc du Champ-de-Mars, où se pressent d'habitude les touristes pour admirer la Dame de Fer, fait partie des lieux concernés.
"Il était temps!" se réjouit Fabiola, qui habite Paris depuis sa naissance. "J'ai 40 ans et je n'avais jamais vu de rats en plein jour. Avant, ils se cachaient mais là, on les voit se balader tranquillement en plein jour (...) et ça se voit qu'ils sont bien nourris".
Les rats sont attirés par les déchets et par la nourriture distribuée aux pigeons par les passants
AFP
Et pour cause, selon Georges Salines, chef du service santé de la mairie de Paris, les rats prolifèrent lorsqu'il y a "abondance de nourriture", "de l'eau et des endroits pour faire des terriers".
Outre le problème des déchets qui attirent les animaux, Georges Salines pointe du doigt "les nourrisseurs compulsifs" de pigeons. "Ils viennent avec des sacs entiers de pain pour le répandre sur la chaussée, ça a fait exploser la population de rats".
C'est la raison pour laquelle la mairie a décidé de fermer certains squares et jardins au public. "Il faut que les rats aient faim" pour manger les appâts, explique-t-il à l'AFP. "Si on les laisse ouverts, il y a trop de gens qui apportent de la nourriture".
Une affiche prévient qu'"une opération de dératisation est en cours" au square de la tour Saint Jacques à Paris, le 15 décembre 2016
AFP
Pour les détracteurs de la maire socialiste Anne Hidalgo, le nettoyage des rues est également à blâmer. Surnommant l'édile "Hidalchaos", l'essayiste de droite Serge Federbusch critique "la désorganisation complète et persistante des services du balayage". Pour lui, "l'apparition d'îlots de crasse a favorisé la prolifération des rongeurs".
Quelle qu'en soit la cause, la présence des rats pose un "problème sanitaire", selon la mairie. "Les gens ont peur d'attraper des maladies par les rats. Ca doit être vraiment relativisé. Lorsqu'on garde ses distances par rapport aux rats, on ne risque rien", tempère Georges Salines.
- 'Pas plus' de bactéries qu'un chat -
"Les rats n'ont pas plus de bactéries et de virus que nos chiens, chats et perroquets", assure de son côté Pierre Falgayrac, expert de la lutte contre les nuisibles.
Au-delà de l'aspect sanitaire, Georges Salines parle de "nuisance visuelle", susceptible de nuire à l'image de Paris.
Deux rats grignotent une tranche de tomate au square de la tour Saint Jacques à Paris, le 15 décembre 2016
AFP
"On ne doit pas se faire envahir par ces bestioles, c'est dégoûtant ", estime Amandine, 26 ans, écoeurée de croiser les rongeurs dans un jardin près de chez elle. "A Londres, les écureuils, c'est sympa et joli à voir. Un rat, ça n'a rien de sexy".
Pour d'autres au contraire, le petit animal mérite d'être défendu. Une pétition en ligne, qui n'hésite pas à évoquer un "génocide des rats" a recueilli près de 20.000 signatures. "On tue sans pitié tous ces malheureux", écrit Josette Benchetrit, une militante à l'initiative de ce texte.
Plus mesurée, Lise, une Danoise de 29 ans résidente à Paris, trouve tout de même "dommage que la nature et les gens ne puissent pas cohabiter". "C'est normal qu'il y ait des rats, il y a la Seine à côté, c'est la nature. La nature doit avoir sa place en ville", estime-t-elle.
L'expert Pierre Falgayracil déplore lui aussi un "terrible manque de culture de notre société" sur les rongeurs. Citant le dessin animé Ratatouille, où un rat devient chef d'un célèbre restaurant parisien, il note : "Dans les autres dessins animés, le rat est toujours présenté sous un jour négatif. Il faut que le rongeur soit réhabilité dans l'inconscient collectif".
Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.
Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.
Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.
Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.