Parrainages: six candidats dénoncent le « verrou » des grands partis
Six candidats à la présidentielle en difficulté pour récolter les 500 parrainages nécessaires pour accéder au premier tour de l...

Parrainages: six candidats dénoncent le « verrou » des grands partis

Six candidats à la présidentielle en difficulté pour récolter les 500 parrainages nécessaires pour accéder au premier tour de l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Six candidats à la présidentielle en difficulté pour récolter les 500 parrainages nécessaires pour accéder au premier tour de l'élection ont protesté jeudi contre le "verrou anti-démocratique des grands partis".

Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne), le chef de file du mouvement des Bonnets rouges Christian Troadec, Philippe Poutou (NPA), Charlotte Marchandise-Franquet (laprimaire.org) ont lancé un appel commun, signé également par Alexandre Jardin (mouvement Bleu Blanc Zèbre) et l'indépendantiste polynésien Oscar Temaru, "pour une véritable pluralité des candidatures" à l'élection présidentielle.

Pour ces "petits candidats", les nouvelles règles, qui prévoient notamment que les parrainages soient rendus publics, rendent leur candidature "toujours plus difficile, si bien qu'il est devenu quasiment impossible de porter une candidature hors des grands partis".

Ils craignent en particulier "la pression" exercée sur les maires, qui "ne peuvent accorder leur parrainage librement en raison des retombées négatives qu'ils ou elles pourraient subir".

"La plupart des candidats qu'on voit à la télévision ont déjà mille, deux mille signatures. Est-ce qu'il est normal qu'ils continuent à engranger des signatures et à faire pression sur les élus pour qu'ils ne donnent pas leurs signatures à des nouvelles têtes et des nouveaux projets?", a fustigé M. Larrouturou lors d'une conférence de presse pour présenter cet appel.

Arthur Keller, chargé du programme de Charlotte Marchandise-Franquet, a fait savoir qu'"accorder un parrainage à un petit candidat ce n'est pas soutenir à la présidentielle ce petit candidat, c'est soutenir la démocratie".

"On appelle à faire en sorte que sur les 43.000 potentiels signataires, nous recevions pour les uns et les autres 3.000 signatures" au total, a déclaré M. Troadec. "On demande juste à ce que la démocratie puisse s'exercer et s'exprimer", a-t-il ajouté, affirmant disposer à ce jour de 251 promesses de parrainage.

Partager cet article

Dans la même thématique

Parrainages: six candidats dénoncent le « verrou » des grands partis
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le