"Je n'ai aucune indulgence pour la grande violence ou les tenants du désordre", a déclaré le président de la République Emmanuel Macron à la presse française avant de quitter Sydney pour Nouméa jeudi, accusant certains élus de tenir un "discours d'agitation".
Critiqué par l'opposition, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen en passant par Laurent Wauquiez, pour son absence de Paris alors que de violents incidents ont émaillé la manifestation parisienne du 1er mai, le président a dénoncé "les pyromanes indignés".
"Les élus qui tiennent constamment un discours d'agitation, c'est leur faute", a-t-il estimé en soulignant "qu'on ne va pas annuler un déplacement pour ça".
"Le président n'est pas préfet de police", a-t-il ajouté.
"Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui veulent rejouer la partie démocratique, ils n'ont jamais accepté la défaite", a-t-il assuré, faisant allusion à l'élection présidentielle l'an dernier, avant d'ajouter: "Ils aiment la démocratie quand ils gagnent."
Pressé de préciser s'il s'agissait des Insoumis et de leur dirigeant, Jean-Luc Mélenchon, le président a préféré éluder: "Ceux qui proposent des manifestations, ou des fêtes".
François Ruffin, le 11 octobre 2017 à l'Assemblée nationale
AFP
La prochaine manifestation prévue samedi à Paris est précisemment intitulée "la fête à Macron", l'idée a été lancée le 4 avril par François Ruffin, député de La France insoumise, et d'autres anciens participants au mouvement "Nuit debout".
"Les dispositions sont prises pour samedi", a précisé M. Macron qui a jugé qu'il "y a un droit de manifester", mais que les violences avaient été générées par "des professionnels" en regrettant la "banalisation d'un discours de haine qu'on a collectivement accepté".
"Mélenchon dit que ce sont des casseurs d’extreme droite: faux. Il ne faut pas travestir la réalité. C’est l’extrême gauche.", a-t-il dit.
Le leader de La France insoumise avait dénoncé mardi sur Twitter d'"insupportables violences", affirmant qu'elles étaient "sans doute" l'œuvre "des bandes d'extrême droite".
"Apparemment, c'est pas le cas", a-t-il rectifié mercredi.
Emmanuel Macron doit arriver en Nouvelle-Calédonie jeudi à la veille du trentième anniversaire de l'assaut sanglant de la grotte d'Ouvéa et alors que le 4 novembre un référendum d'autodétermination sera organisé dans l'archipel, à l'issue du processus de décolonisation par étapes mis en oeuvre par l'accord de Nouméa en 1998.
L’eurodéputée Rima Hassan a été placée en garde à vue jeudi. Ressortie libre dans la soirée, elle, sera jugée le 7 juillet prochain devant le tribunal correctionnel pour « apologie de terrorisme », en raison d’un post publié le 26 mars 2026 sur son compte X. La procédure a entraîné de nombreuses questions au regard de l’immunité parlementaire qui protège les députés européens.
Le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire a présenté un plan d’action à 20 millions d’euros pour le périscolaire ce vendredi 3 avril à Paris. Parmi les mesures une chaîne de signalement simplifiée, ainsi que l’organisation d’une convention citoyenne sur le périscolaire et le temps de l’enfant.
Le gouvernement prépare un nouveau texte législatif visant à renforcer la lutte contre le séparatisme, dans la continuité de la loi adoptée en 2021. Présenté fin avril en Conseil des ministres, ce projet entend combler certaines limites identifiées par l’exécutif, notamment en matière de contrôle des structures et de protection des mineurs.
Après les municipales, le PS espère conserver sa place de second groupe de la Haute assemblée, à l’issue des sénatoriales de septembre. « Je parie sur la stabilité », affirme Patrick Kanner, patron des sénateurs socialistes. Le sénateur du Nord n’exclut cependant pas le scénario du pire, qui serait « une perte sensible » de « 5 sièges ». Le groupe compte aujourd’hui 65 membres.