Pas-de-Calais: après un fort score du FN dans sa commune, le maire traite ses administrés de « connards » et va démissionner
"Je ne veux pas consacrer ma vie à des connards": le maire d'Annezin dans le Pas-de-Calais a insulté ses administrés qui ont...

Pas-de-Calais: après un fort score du FN dans sa commune, le maire traite ses administrés de « connards » et va démissionner

"Je ne veux pas consacrer ma vie à des connards": le maire d'Annezin dans le Pas-de-Calais a insulté ses administrés qui ont...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Je ne veux pas consacrer ma vie à des connards": le maire d'Annezin dans le Pas-de-Calais a insulté ses administrés qui ont majoritairement voté pour Marine Le Pen dimanche et compte démissionner.

"C’est catastrophique ! Il est possible que je démissionne car je ne veux pas consacrer ma vie à des connards", a déclaré à voix haute dimanche soir Daniel Delomez, maire PS de cette commune de quelque 6.000 habitants, une déclaration reprise par un journaliste de l'Avenir de l'Artois.

"Ce mot a été très mauvais et était exagéré mais je maintiens le fond de ma pensée", a déclaré à l'AFP M. Delomez qui précise avoir "visé personne de particulier dans la salle de vote" mais que "l'ambiance (l')a perturbé".

Marine Le Pen y a recueilli quelque 38,09% des suffrages devant Jean-Luc Mélenchon (19,25%) et Emmanuel Macron (17,29%).

"J'étais vexé qu'autant de gens puissent voter FN", explique l'édile qui a "voté utile" au premier tour en choisissant Jean-Luc Mélenchon mais qui glissera "sans hésiter" un bulletin de M. Macron dans l'urne pour le second tour.

M. Delomez compte remettre sa démission au conseil municipal après en avoir discuté mardi avec son groupe politique (divers gauche).

"J'ai 70 ans, cela fait 9 ans que je suis maire, je suis un peu blazé...", admet-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le