« Pas de réforme des retraites sans justice », souligne Hollande
"Il ne peut pas y avoir de réforme des retraites sans justice", a fait valoir jeudi l'ex-président de la République François...

« Pas de réforme des retraites sans justice », souligne Hollande

"Il ne peut pas y avoir de réforme des retraites sans justice", a fait valoir jeudi l'ex-président de la République François...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Il ne peut pas y avoir de réforme des retraites sans justice", a fait valoir jeudi l'ex-président de la République François Hollande, estimant que le gouvernement doit apporter aux Français des "garanties" sur leurs futures pensions.

Interrogé sur France 2 pour savoir si la réforme devait être suspendue, il a estimé qu'à partir du moment où elle a été "bien mal préparée, bien mal présentée, bien mal construite et aujourd'hui bien mal comprise", "le mieux serait de redonner aux Français les explications nécessaires et les garanties".

"Aujourd'hui il n'y a pas les garanties qui permettent de dire à chacun quelle sera sa retraite demain", a-t-il ajouté.

Interrogé par ailleurs sur le souhait d'Emmanuel Macron de se concentrer pour la fin du quinquennat sur l'écologie, mais aussi les sujets régaliens (autorité de l'Etat), M. Hollande a estimé que "l'ordre républicain, la sécurité", doivent être "au coeur d'un mandat présidentiel", et pas seulement "pour deux ans" ou "pour préparer je ne sais quelle campagne".

"Pourquoi cette priorité arriverait-elle aujourd'hui? Ça veut dire qu'elle n'aurait pas été assurée avant ?", a-t-il demandé.

Quant aux propos ironiques d'Emmanuel Macron devant les députés LREM mardi soir les appelant à "être fiers d'être des amateurs quand on voit les résultats qu'ont obtenus les soi-disant professionnels de la politique", l'ex-président a fait valoir qu'en politique, "il est préférable de savoir de quoi on parle (...), de savoir qui sont les Français; ça s'appelle le respect".

Partager cet article

Dans la même thématique

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le

SoftBank CEO Masayoshi Son Meets French President Emmanuel Macron at Elysee Palace
2min

Politique

Lyhanna : Emmanuel Macron dénonce un « dysfonctionnement inacceptable », Sébastien Lecornu demande que « les conclusions de l’enquête administrative lui soient remises sous 15 jours »

Au lendemain de la découverte dans le Gers d'un corps étant probablement celui de Lyhanna, le président de la République dénonce depuis le Monténégro, un « dysfonctionnement inacceptable ». A l’issue de réunion de crise à Matignon entre Gérald Darmanin, Laurent Nunez et Sébastien Lecornu, ils « ont fait état d’éléments accablants dans la procédure, à tous les niveaux ».

Le

« Pas de réforme des retraites sans justice », souligne Hollande
3min

Politique

Loi de programmation militaire : le sénateur LR Hugues Saury appelle à des négociations en vue de la commission mixte paritaire

Interrogé sur Public Sénat, le sénateur LR Hugues Saury assume le rejet par son groupe, mardi, de l’article phare de la loi de programmation militaire. La droite espère encore arracher une rallonge supplémentaire à la hausse de 36 milliards d’euros du budget des armées inscrite dans le texte, qui file en commission mixte paritaire.

Le