Passe d’armes Darmanin-Le Pen à l’Assemblée sur fond d’accusations de trahison
Gérald Darmanin, issu de LR, a critiqué jeudi à l'Assemblée nationale des applaudissements du FN à un élu de droite, la...

Passe d’armes Darmanin-Le Pen à l’Assemblée sur fond d’accusations de trahison

Gérald Darmanin, issu de LR, a critiqué jeudi à l'Assemblée nationale des applaudissements du FN à un élu de droite, la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Gérald Darmanin, issu de LR, a critiqué jeudi à l'Assemblée nationale des applaudissements du FN à un élu de droite, la présidente du Front national Marine Le Pen le traitant de "Judas" en riposte, ce à quoi le ministre a répliqué à son tour.

Le ministre de l'Action et des Comptes publics défendait le report à 2019 du prélèvement de l'impôt à la source, une mesure critiquée en elle-même notamment par plusieurs députés LR pour sa complexité et son "coût pour l'entreprise".

Après l'intervention de l'un d'entre eux, Fabien Di Filippo, M. Darmanin s'est adressé à la droite: "il était un temps, pas si éloigné, où quand je siégeais sur ces bancs, c'était une honte d'être applaudi par le Front national". "Je ne fais que le constater", a insisté l'ancien député, alors que des LR et FN protestaient.

"Pas de leçon de morale, Judas!", lui a alors lancé Mme Le Pen, députée du Pas-de-Calais qui n'avait alors pas la parole, en référence à son ralliement à Emmanuel Macron et son entrée au gouvernement d'Edouard Philippe (également issu de LR), qui lui ont valu mardi d'être suspendu de ses fonctions exécutives au parti, comme d'autres.

"A la différence de vous, Mme Le Pen, (...) Judas restera dans l'Histoire", lui a rétorqué M. Darmanin, sous les applaudissements des élus La République en Marche.

"Un peu de dignité républicaine", avait demandé la présidente de séance, Danielle Brulebois (REM), entre ces échanges.

Partager cet article

Dans la même thématique

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le

Explosions in Tehran March 8
10min

Politique

Frappes en Iran : «  Les différentes lignes du régime sont aujourd'hui en train d'entrer en collision »

Ce mercredi, les Etats-Unis ont achevé une quatrième vague de bombardements visant les côtes iraniennes, alors que le régime islamique a de nouveau verrouillé le détroit d’Ormuz en promettant qu’il resterait fermé jusqu’à la fin des « agressions américaines ». Pour David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut Français d’Analyse Stratégique (IFAS), chercheur associé à l'EISMENA et rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques, Washington mise désormais sur un effondrement du régime depuis l’intérieur.

Le

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le