Passe d’armes Darmanin-Le Pen à l’Assemblée sur fond d’accusations de trahison
Gérald Darmanin, issu de LR, a critiqué jeudi à l'Assemblée nationale des applaudissements du FN à un élu de droite, la...

Passe d’armes Darmanin-Le Pen à l’Assemblée sur fond d’accusations de trahison

Gérald Darmanin, issu de LR, a critiqué jeudi à l'Assemblée nationale des applaudissements du FN à un élu de droite, la...
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Gérald Darmanin, issu de LR, a critiqué jeudi à l'Assemblée nationale des applaudissements du FN à un élu de droite, la présidente du Front national Marine Le Pen le traitant de "Judas" en riposte, ce à quoi le ministre a répliqué à son tour.

Le ministre de l'Action et des Comptes publics défendait le report à 2019 du prélèvement de l'impôt à la source, une mesure critiquée en elle-même notamment par plusieurs députés LR pour sa complexité et son "coût pour l'entreprise".

Après l'intervention de l'un d'entre eux, Fabien Di Filippo, M. Darmanin s'est adressé à la droite: "il était un temps, pas si éloigné, où quand je siégeais sur ces bancs, c'était une honte d'être applaudi par le Front national". "Je ne fais que le constater", a insisté l'ancien député, alors que des LR et FN protestaient.

"Pas de leçon de morale, Judas!", lui a alors lancé Mme Le Pen, députée du Pas-de-Calais qui n'avait alors pas la parole, en référence à son ralliement à Emmanuel Macron et son entrée au gouvernement d'Edouard Philippe (également issu de LR), qui lui ont valu mardi d'être suspendu de ses fonctions exécutives au parti, comme d'autres.

"A la différence de vous, Mme Le Pen, (...) Judas restera dans l'Histoire", lui a rétorqué M. Darmanin, sous les applaudissements des élus La République en Marche.

"Un peu de dignité républicaine", avait demandé la présidente de séance, Danielle Brulebois (REM), entre ces échanges.

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