Passe sanitaire : le président du Sénat porte plainte après des menaces
Le président du Sénat, Gérard Larcher, porte plainte après des menaces contre des sénateurs et sénatrices qui ont voté en faveur du passe sanitaire. 

Passe sanitaire : le président du Sénat porte plainte après des menaces

Le président du Sénat, Gérard Larcher, porte plainte après des menaces contre des sénateurs et sénatrices qui ont voté en faveur du passe sanitaire. 
Public Sénat

Par la rédaction de Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Le 20 juillet, nous avons été destinataires, en notre qualité de sénatrice et de sénateur, d’un courriel de menaces dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire », écrit Gérard Larcher (LR) dans une lettre adressée aux élus. « Ce courriel indiquait notamment, qu’en cas de refus de notre part de nous opposer au passeport sanitaire, son auteur 'passerait physiquement' dans nos bureaux pour nous 'réclamer des comptes' et qu’il serait 'copieusement accompagné par des individus dont (nous entendons) parler aux manifestations du samedi' », ajoute-t-il.

Samedi, le candidat à la présidentielle d'extrême-droite, Florian Philippot a appelé à manifester contre le passe-sanitaire et la vaccination obligatoire. 

Menaces et intimidations

Le président de la chambre haute dénonce des propos « inacceptables en démocratie » et annonce sa décision de porter plainte pour « menaces » et « actes d’intimidation » à l’égard d’élus. Le sénateur Bernard Jomier (groupe socialiste), rapporteur de la commission d’enquête puis président de la mission d’information sur le covid-19, favorable à l’obligation vaccinale, confirme sur Twitter avoir « été l’objet, comme (ses) collègues, de menaces et intimidations ».

A plusieurs reprises comme rapporteur de la Commission d’enquête puis Président de la Mission d’information #COVID19, et pour avoir défendu l’obligation vaccinale, j’ai été l’objet comme mes collègues de menaces & intimidations. Merci au Président @gerard_larcher de cette plainte. pic.twitter.com/9jN24Jc373

— Bernard Jomier (@BernardJomier) July 27, 2021

Une enquête ouverte du côté de l’Assemblée nationale

Le parquet de Paris avait annoncé il y a une semaine avoir ouvert une enquête pour « menaces de mort à l’encontre de personnes investies d’un mandat public », après une plainte déposée par le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand. Richard Ferrand avait signalé au parquet des tentatives d’intimidation de parlementaires, dont certains avaient eux-mêmes déposé une plainte.

Les deux chambres ont approuvé dimanche soir le projet de loi sur un nouveau train de mesures anti-covid, parmi lesquelles une extension du passe sanitaire, contestée dans des manifestations qui se déroulent depuis plusieurs samedis et par une partie de l’opposition. Le Conseil constitutionnel saisi par Matignon mais aussi par des députés de gauche rendra sa décision le 5 août sur cette loi.

LIRE AUSSI : 

Le Conseil constitutionnel : du gardien des institutions à la défense des droits des citoyens

Passe sanitaire : les sénateurs dénoncent un texte adopté « un pistolet sur la tempe »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
7min

Politique

Budget : « On a des signaux dans notre direction », salue le PS Patrick Kanner, mais « un trou dans la raquette » sur les recettes

Le premier ministre a mis sur la table une série de concessions, qui s’adressent surtout au PS, sur le budget. Mais « sur la partie recettes, je reste fortement sur ma faim », pointe le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, qui attend des précisions d’ici mardi, notamment sur la taxation des grandes entreprises et des hauts revenus.

Le

BRUSSELS FARMERS PROTEST MERCOSUR
10min

Politique

Mercosur : une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne va-t-elle suspendre l’application provisoire du traité ?

Après la signature prévue samedi au Paraguay entre les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne, les députés européens se prononceront mercredi sur l’opportunité de saisir la Cour de Justice de l’Union européenne contre cet accord controversé. Si la Commission européenne s’est engagée à suspendre l’application provisoire du traité en cas de vote de la résolution, rien pourtant ne l’y oblige.

Le