Passeports de Benalla : « Notre conclusion sera qu’il faut saisir la justice pour parjure » (Kanner)
Le patron des sénateurs socialistes Patrick Kanner, membre de la commission des lois, a la "conviction" qu'Alexandre Benalla "a...

Passeports de Benalla : « Notre conclusion sera qu’il faut saisir la justice pour parjure » (Kanner)

Le patron des sénateurs socialistes Patrick Kanner, membre de la commission des lois, a la "conviction" qu'Alexandre Benalla "a...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le patron des sénateurs socialistes Patrick Kanner, membre de la commission des lois, a la "conviction" qu'Alexandre Benalla "a menti" sur ses passeports à la commission et estime qu'il faudra "saisir la justice pour parjure".

"Notre conclusion sera, si les faits sont confirmés, à moins qu'il nous apporte lui d'autres éléments de preuve, qu'il faut saisir la justice pour parjure", a affirmé M. Kanner jeudi sur Cnews.

Les nouvelles auditions mercredi devant la commission du Sénat, notamment du directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, contredisent directement l'affirmation, faite par Alexandre Benalla lors de sa propre audition le 19 septembre, selon laquelle il avait laissé dans son bureau de l'Élysée les passeports diplomatiques utilisés dans le cadre de ses fonctions de chargé de mission à la présidence de la République.

"Nous allons respecter les procédures, il est entendu lundi après-midi par le Sénat et la question qui lui sera posée, je le suppose, par monsieur Philippe Bas (président de la commission, ndlr): +Monsieur Benalla, le 19 septembre quand vous nous avez affirmé que les deux passeports étaient à l'Élysée, est-ce que vous nous avez menti ou pas?+", a expliqué M. Kanner.

"Et moi ma conviction profonde, à titre personnel, est qu'il a menti", a-t-il ajouté. Il y aurait alors parjure, "et donc il y a 5 ans de prison potentiels et 75.000 euros d'amende", a précisé le sénateur socialiste.

"La vraie question qui est posée dans cette affaire, c'est comment ce personnage, ce type d'individu pour reprendre l'expression de monsieur Strzoda, +borderline+, intrigant, affairiste, peut-être mythomane, peut avoir eu autant de fonctions et de responsabilité auprès de la personne, non pas d'Emmanuel Macron, mais du président de la République, notamment dans les fonctions de sécurité ?", s'est demandé l'ancien ministre de François Hollande.

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, s'est demandé mercredi soir pourquoi Alexandre Benalla n'était pas "déjà en garde à vue", compte tenu des soupçons de l'Élysée sur l'utilisation par l'ancien chargé de mission d'un faux pour obtenir un passeport de service.

Partager cet article

Dans la même thématique

Passeports de Benalla : « Notre conclusion sera qu’il faut saisir la justice pour parjure » (Kanner)
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le