Patrick Kanner demande à Emmanuel Macron de ne pas désigner Richard Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel

A la sortie des questions d’actualité au gouvernement, le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner a solennellement demandé à Emmanuel Macron de ne pas désigner Richard Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

C’est une forme de compromis que Patrick Kanner propose au chef de l’Etat quelques heures après la validation de justesse, de la nomination de Richard Ferrand au Conseil Constitutionnel.

Pour mémoire, l’ancien président de l’Assemblée nationale a recueilli une majorité contre lui des votes des députés et sénateurs des commissions des lois des deux assemblées, mais elle n’a pas atteint, à une voix près, les trois cinquièmes des suffrages exprimés, la majorité de blocage prévue dans la Constitution. Dans le détail, au Sénat sur les 44 votants, 40 se sont exprimés. 26 ont voté contre et 14 pour. A l’Assemblée, sur les 72 votants, 57 se sont exprimés. 25 ont voté pour et 32 ont voté contre. La majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés était fixée à 59 voix contre, il n’y en a eu que 58 contre la candidature de Richard Ferrand.

« Monsieur Ferrand pressenti pour devenir président du Conseil constitutionnel, le serait en étant minoritaire dans les deux commissions des lois compétentes pour statuer sur sa candidature », a relevé Patrick Kanner qui demande au Président de la République « de prendre acte de ce score très étriqué. Il n’a obtenu que 39 voix sur 116 ».

Le sénateur socialiste précise sa proposition. « Je ne dis pas qu’il faut retoquer M. Ferrand. Qu’il soit nommé membre du Conseil constitutionnel. Mais qu’on nomme à l’intérieur du Conseil, une autre personne pour être président […] pour sortir de cette impasse ». En effet, si selon l’article 56 de la Constitution, le président du Conseil constitutionnel est nommé par le Président de la République, il peut être nommé parmi les membres actuels.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Les Rosenberg, des espions au cœur de l’Amérique » de Julia Bracher
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Les époux Rosenberg, les espions qui ont divisé l’Amérique

C’est l’un des procès pour espionnage les plus retentissants de l’Histoire des États-Unis. Celui des époux Rosenberg, accusés d’avoir travaillé pour le compte des Soviétiques en pleine Guerre froide et alors que l’Amérique apprend avec stupeur que les Russes détiennent l’arme atomique. Le documentaire "Les Rosenberg, des espions au cœur de l’Amérique", réalisé par Julia Bracher, diffusé cet été sur Public Sénat, raconte leur histoire et les tumultes provoqués par leur procès jusqu’au jour de leur exécution, le 19 juin 1953. L’élan populaire international n’aura pas suffi à les sauver de la chaise électrique.

Le

Patrick Kanner demande à Emmanuel Macron de ne pas désigner Richard Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel
5min

Politique

« On m’a posé douze implants le même jour, une souffrance qu’on ne peut pas décrire » raconte cette victime d’un centre dentaire « low-cost »

En 2015, pour son passage à la retraite, Christine Teilhol, souhaite s’offrir un nouveau sourire. Éblouie par des tarifs attractifs d’un centre dentaire qui vient d’ouvrir, cette ancienne technicienne de laboratoire va tomber dans le piège d’un escroc et découvrir les limites de la médecine « low-cost ».

Le

Paris French President Emmanuel Macron closing speech at the national convention on mental health
5min

Politique

SERIE D’ETE – Emmanuel Macron, 10 ans après, quel bilan ? La santé mentale, Grande cause nationale

Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce quatrième épisode : la santé mentale, Grande cause nationale de 2025 et de 2026.

Le