Patrick Kanner : « Le PS prépare son plan de relance »
Le PS va présenter dans les prochains jours son plan de relance, « avec la dimension sociale-démocrate qui est la nôtre » soutient le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner. Une réponse au plan que prépare Emmanuel Macron.

Patrick Kanner : « Le PS prépare son plan de relance »

Le PS va présenter dans les prochains jours son plan de relance, « avec la dimension sociale-démocrate qui est la nôtre » soutient le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner. Une réponse au plan que prépare Emmanuel Macron.
François Vignal

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Tout le monde son plan de relance. Emmanuel Macron prépare activement un discours attendu, où il dessinera « l’après », ou plutôt la fin de son quinquennat. Le chef de l’État multiplie les consultations, dont les présidents des assemblées (voir notre article sur le sujet). Mais il ne reçoit pas les présidents des groupes politiques, ce que lui reproche Patrick Kanner, patron des sénateurs socialistes.

« Un gros travail »

Si le Président de la République change d’avis, le président du groupe PS pourra toujours lui apporter les solutions que prépare le Parti socialiste. « Nous allons présenter, en lien avec le PS et les deux groupes, un travail sur le rebond économique, social et écologique. Un gros travail a été fait. Il est coordonné par Boris Vallaud (porte-parole du PS, ndlr) », confie Patrick Kanner à publicsenat.fr.

« Le PS va aussi produire son plan de relance dans les jours à venir, avec la dimension sociale-démocrate qui est la nôtre » se réjouit l’ancien ministre de François Hollande. Une dimension à laquelle il tient. Il faudra ainsi s’attendre à « un équilibre entre l’économie de marché mais aussi l’intervention de l’État, aujourd’hui redécouvert par la macronie, qui n’a fait que l’affaiblir depuis le début du quinquennat » dénonce Patrick Kanner.

« C’est sur la lutte contre les inégalités que va se jouer l’élection présidentielle » 

« Le PS prépare son plan de relance », et à n’en pas douter, une bonne place à la justice sociale sera faite. D’autant que selon le président du groupe PS, « la lutte contre les inégalités sociales sera réellement extrêmement clivante dans les années à venir. C’est là-dessus que va se jouer l’élection présidentielle » prédit le sénateur du Nord. Il ajoute : « On aura trois ou quatre ans pour se remettre de la crise sociale. On sera en pleine élection ».

Évidemment, les socialistes, comme la gauche en général, y voient une chance de l’histoire et rêvent d’en profiter, ou plutôt de retrouver à cette occasion les électeurs.

Partager cet article

Dans la même thématique

PSG Victory Celebration Champions League Paris
7min

Politique

Violences après la victoire du PSG : « Plutôt une spécificité parisienne que française », note le politiste Fabien Jobard

Le deuxième sacre du PSG en ligue des Champions ce week-end a une nouvelle fois été marqué par des scènes de débordements, de casses et de violences dans l’espace public. Des faits qui ont conduit à 890 interpellations. Fabien Jobard, directeur de recherches au CNRS rappelle la particularité du club de la capitale dont « l’essentiel des forces supportrices vient de banlieues parisiennes. Des territoires caractérisés par la récurrence des affrontements entre ses habitants et la police ».

Le

UNIVERSITE TOULOUSE CAPITOLE
6min

Politique

Parcoursup, apprentissage… que contient le projet de régulation de l’enseignement supérieur privé examiné ce lundi par le Sénat ?

Les sénateurs examinent en séance ce lundi 1er juin le projet de loi sur la régulation de l’enseignement supérieur privé, censé offrir des garanties aux étudiants face aux pratiques douteuses d’une partie du secteur. Un agrément de l’État et une réforme des conditions de l’apprentissage sont prévus dans le texte issu de la commission.

Le

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le