Emmanuel Macron a salué samedi "les excellents résultats" de la mission menée par Stéphane Bern pour la défense du patrimoine, qui démontrent selon lui "l'engouement" des Français à "redonner vie" aux lieux historiques.
Le chef de l'Etat a ponctué les Journées du Patrimoine en visitant, avec son épouse Brigitte, la villa Viardot à Bougival (Yvelines), l'un des "lieux emblématiques" de la mission Bern en Ile-de-France.
"Ils sont excellents", a-t-il déclaré en commentant les premiers résultats de cette mission et du Loto du Patrimoine, dont les recettes, estimées entre 15 à 20 millions d'euros selon la Française des Jeux (FDJ), viendront abonder un fonds spécial dédié à des monuments "emblématiques" en péril.
Leur succès "montre que les Français ont envie de réinvestir ces lieux, de leur redonner vie car ils veulent comprendre la force de notre pays, d'où nous venons", a ajouté Emmanuel Macron à la presse.
18 sites emblématiques, un par région, bénéficieront d'un financement spécial de la Française des Jeux
AFP
A ses côtés, Stéphane Bern a qualifié de "vrai succès" le tirage du Super Loto "Journées du Patrimoine" de la veille, ainsi que des tickets de grattage. "En 10 jours, 20% des tickets ont été vendus, c'est le record historique pour un jeu de grattage de la FDJ", s'est-il félicité.
"J'espère doubler la somme avec le mécénat d'entreprise", a-t-il ajouté, en soulignant aussi que "beaucoup de gens ont choisi de faire un don directement, car il est défiscalisé, à la Fondation du patrimoine, qui a déjà récolté six millions d'euros".
"Il y a un effet induit de ce Loto qui est très bénéfique pour la défense du patrimoine", a salué l'animateur de télévision. "Je crois que les objectifs seront donc atteints, et même dépassés, ce qui est une très bonne nouvelle pour notre patrimoine".
Adossée à la colline des Impressionnistes qui domine la Seine, à quelques kilomètres à l'ouest de Paris, la villa ayant appartenu à Pauline Viardot, l'une des grandes musiciennes du XIXe siècle, est aujourd'hui fermée au public en raison de son délabrement.
Dans cette maison acquise en 1874 par Ivan Tourgueniev, grand amour -resté platonique- de Pauline Viardot, le baryton Jorge Chaminé veut créer le Centre européen de musique (CEM) d'ici à 2022.
La Fondation du patrimoine doit remettre samedi à la Villa Viardot un chèque de 500.000 euros issu des jeux Mission Patrimoine de la FDJ.
C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.
À deux mois des élections sénatoriales du 27 septembre, La France insoumise dévoile ses 90 têtes de liste dans les départements concernés par le renouvellement de la moitié de la Haute Assemblée. Sans aucun sénateur à ce jour, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon espère transformer sa percée aux municipales en premiers sièges au Palais du Luxembourg.
Réunis en commission mixte paritaire ce lundi, les sept députés et sept sénateurs se sont mis d’accord sur l’interdiction de tous les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Elle s’applique à toutes les plateformes, sans opérer de distinction comme le souhaitait initialement le Sénat. Emmanuel Macron veut appliquer le texte dès la rentrée, mais sa portée pourrait être limitée puisque la Commission européenne cherche à reprendre la main sur le sujet.
La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.