Pauvreté des personnes handicapées: une association interpelle les députés
"Réveille ton député": l'Association des paralysés de France (APF) organise jusqu'à jeudi une campagne visant à alerter les...

Pauvreté des personnes handicapées: une association interpelle les députés

"Réveille ton député": l'Association des paralysés de France (APF) organise jusqu'à jeudi une campagne visant à alerter les...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Réveille ton député": l'Association des paralysés de France (APF) organise jusqu'à jeudi une campagne visant à alerter les parlementaires sur la pauvreté dans laquelle vivent un grand nombre de personnes handicapées.

Répercutée sur les réseaux sociaux sous le mot-dièse #RéveilleTonDéputé, cette mobilisation vise à sensibiliser les députés aux difficultés quotidiennes des personnes handicapées, aggravées selon l'APF par certaines mesures décidées par le gouvernement.

Les adhérents de l'association organisent depuis le début de la semaine des rassemblements devant des permanences de députés dans plusieurs villes de France, distribuent des tracts aux passants ou organisent des conférences de presse.

"Loin de progresser, les ressources des personnes en situation de handicap ont été dégradées ces derniers mois pour nombre d'entre elles", regrette l'APF.

La hausse de l'Allocation aux adultes handicapés (AAH) est "insuffisante", "ne concerne pas l'ensemble des bénéficiaires" et n'interviendra que progressivement en novembre 2018 et novembre 2019, signale-t-elle. Certains pensionnés d'invalidité sont impactés par la hausse de CSG, et ceux qui sont en emploi doivent perdre la prime d'activité à partir de juin.

L'APF demande l'annulation des mesures pénalisantes liées à l'AAH (fusion des deux compléments de ressources) et aux pensions d'invalidité. Elle souhaite aussi la suppression de la prise en compte des revenus du conjoint dans le calcul de l'AAH.

Elle demande "l'ouverture d'un chantier de lutte spécifique contre la pauvreté des personnes handicapées" et appelle à la création d'un "revenu individuel d'existence", afin que plus aucune personne en situation de handicap ne vive sous le seuil de pauvreté de 1.015 euros par mois.

Selon l'association, la moitié des personnes handicapées ont un niveau de vie inférieur à 1.540 euros par mois.

Partager cet article

Dans la même thématique

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le

L’Assemblée nationale valide la suspension de la réforme des retraites
4min

Politique

Travail le 1er mai : après son rejet à l’Assemblée, le texte file en commission mixte paritaire où députés et sénateurs devront s’accorder

Les députes macronistes ont fait rejeter vendredi à l’Assemblée une proposition de loi sénatoriale qu’ils soutenaient visant à autoriser les salariés des boulangeries et fleuristes à travailler le 1er mai. Une manière de s’éviter des débats tendus face à une gauche vent debout contre la mesure. Les députés de la majorité espèrent s’accorder avec les sénateurs en commission mixte paritaire dans les prochains jours.

Le