Pavageau (FO) : « Les prudhommes vont à terme disparaitre »
Pascal Pavageau, le secrétaire général de Force ouvrière, estime que les prudhommes vont "à terme disparaître", notamment à cause...

Pavageau (FO) : « Les prudhommes vont à terme disparaitre »

Pascal Pavageau, le secrétaire général de Force ouvrière, estime que les prudhommes vont "à terme disparaître", notamment à cause...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Pascal Pavageau, le secrétaire général de Force ouvrière, estime que les prudhommes vont "à terme disparaître", notamment à cause des ordonnances qui ont plafonné les dommages et intérêts en cas de licenciement abusif, dans une interview au Figaro, publiée mardi.

Le nombre de litiges devant les conseils des prud'hommes a reculé de 15% en 2017 par rapport à 2016, selon le ministère du Travail, qui attribue cette baisse aux premiers effets des ordonnances travail.

"C'était un mouvement déjà entamé avant les ordonnances", relève le numéro un de FO.

"Mais ces dernières, avec le plafonnement des dommages et intérêts que les salariés peuvent réclamer en cas de licenciement abusif, ont accéléré le processus. Il n'y a pas de quoi se réjouir", ajoute-t-il.

"Désormais, le salarié négocie son départ avec l'employeur en amont avec un pistolet sur la tempe. Et l'institution des prud'hommes va à terme disparaître", s'inquiète Pascal Pavageau, à propos de cette institution, créée en 1806.

"Mais quelle modernité y a-t-il donc dans ce nouveau monde où on se félicité de déprotéger, détruire et de renvoyer chacun à ses responsabilité?", relève-t-il.

La mesure de barémisation des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif, une des principales mesures des ordonnances réformant le droit du travail, est entrée en vigueur fin septembre 2017.

Entre 2016 et 2017, le nombre d'affaires dans les tribunaux des prud'hommes est passé de 150.000 à 127.000 affaires.

L'année 2016 avait déjà enregistré une baisse du nombre d'affaires par rapport à 2015 (176.000 affaires), à la suite également de la loi Macron adoptée sous le quinquennat précédent et qui modifiait les conditions de saisine d'un conseil des prud'hommes.

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the posters for the first round of the municipal elections in Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : les enjeux du second tour parti par parti

De nombreux enseignements seront à tirer du second tour des municipales dimanche 22 mars. La France Insoumise et le RN vont tenter de confirmer leur implantation locale par des victoires dans quelques grandes villes. Au PS et chez les LR, une victoire à Paris sera déterminante. L’union des partis de gauche sera-t-elle payante à Lyon, Toulouse ou encore Nantes ? Le parti Renaissance pourra-t-il s’appuyer sur des victoires symboliques à Annecy et Bordeaux ?

Le

Pavageau (FO) : « Les prudhommes vont à terme disparaitre »
5min

Politique

« Certains souhaitaient la fusion, d’autres non » : à Paris, le camp de Pierre-Yves Bournazel divisé sur le choix de rejoindre Rachida Dati au second tour

La décision du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel de fusionner avec la liste de Rachida Dati, tout en se retirant à titre personnel, pourrait relancer la droite dans un scrutin parisien très mal embarqué. Mais le choix de rejoindre Rachida Dati ne fait pas consensus dans son camp, ni chez ses électeurs, reconnait à Public Sénat l’ex-député macroniste Clément Beaune, qui a refusé de figurer sur la liste d'union et reste vague sur ses intentions de vote au second tour.

Le

Scenes from the Paris Municipal Elections: Polling in Action
4min

Politique

Paris, Le Havre, Toulouse : que disent les derniers sondages à deux jours du second tour ?

À l’approche du second tour, les équilibres restent fragiles dans plusieurs grandes villes. Entre triangulaires, alliances contestées et reports de voix incertains, les dernières enquêtes d’opinion confirment une chose : rien n’est encore joué. Paris, Le Havre et Toulouse sont les trois premières villes à avoir été sondées avant le deuxième tour.

Le