Les élections législatives aux Pays-Bas, mercredi, seront suivies par deux autres scrutins cruciaux, en France et en Allemagne, marqués par la...
Pays-Bas, France, Allemagne: trois élections cruciales en Europe
Les élections législatives aux Pays-Bas, mercredi, seront suivies par deux autres scrutins cruciaux, en France et en Allemagne, marqués par la...
Par Florence de MARIGNAN et Karinne DELORME
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Les élections législatives aux Pays-Bas, mercredi, seront suivies par deux autres scrutins cruciaux, en France et en Allemagne, marqués par la montée de courants eurosceptiques ou anti-immigrés, encouragés par le Brexit.
- Pays-Bas: le PVV vers un record -
Mercredi, lors des élections législatives, le Parti pour la liberté (PVV) de l'islamophobe et eurosceptique Geert Wilders, qui a dominé les sondages durant plusieurs mois, pourrait enregistrer son plus haut score depuis sa création en 2006.
Geert Wilders (PVV) dépose son bulletin dans l'urne le 15 mars 2017 à La Haye
AFP
Le Parti populaire libéral et démocrate (VVD) du Premier ministre Mark Rutte est actuellement en tête des intentions de vote. La campagne électorale, phagocytée ces derniers jours par la crise diplomatique avec Ankara, surfe principalement sur les thèmes de l'islam et l'immigration, ainsi que les questions sociales.
Même si le PVV émerge comme le plus grand parti du pays, il ne devrait pas obtenir la majorité des 150 sièges de la chambre et être en mesure de former un gouvernement. Avec 28 formations qui se présentent, et un nombre non négligeable qui seront représentés au Parlement, les petits partis joueront un rôle crucial pour former une coalition.
- France : duel annoncé avec Le Pen -
Le président socialiste François Hollande, confronté à une impopularité record, a renoncé à se présenter, pour un second quinquennat, à l'élection présidentielle des 23 avril et 7 mai.
Marine Le Pen le 11 mars 2017 à Deols
AFP
Créditée d’environ un quart des suffrages dans les sondages, la présidente du Front national (FN, extrême droite) Marine Le Pen, plaide pour la sortie de l'euro, et le rétablissement des frontières nationales, en particulier pour fermer la porte aux immigrés. Tous les sondages la donnent qualifiée pour le second tour de l'élection –phase finale du scrutin qui se joue entre les deux candidats en tête- mais en revanche battue le 7 mai quel que soit son adversaire.
Pour l'affronter dans ce duel final, les derniers sondages favorisent Emmanuel Macron, 39 ans, ex-ministre de François Hollande, qui s'est installé au centre de l'échiquier politique avec son nouveau mouvement "En marche" et qui présente un programme d'inspiration sociale-libérale.
Emmanuel Macron le 14 mars 2017 à Lille
AFP
Au départ grand favori dans la course à l'Elysée, le large vainqueur de la primaire de la droite, François Fillon, est empêtré depuis des semaines dans un scandale d'emplois présumés fictifs de sa famille. Il a refusé de retirer sa candidature malgré les pressions de son camp, mais vient d'être mis en examen mardi, notamment pour détournement de fonds publics et recel d'abus de biens sociaux.
Dans cette campagne à rebondissements, la candidate frontiste est elle aussi aux prises avec la justice sur des soupçons d'emplois fictifs d'assistants du FN au Parlement européen. Convoquée le 10 mars par un juge, elle a refusé d'honorer le rendez-vous.
- Allemagne: Merkel bousculée -
A l'occasion des élections législatives du 24 septembre, la chancelière conservatrice Angela Merkel, bousculée au sein même de son parti, la CDU (Union chrétienne-démocrate), pour avoir ouvert son pays en 2015 à plus d'un million de demandeurs d'asile, vise un quatrième mandat. Pour tenter de rassurer ses électeurs, elle a durci ces derniers mois sa politique d'accueil des migrants.
La chancelière Angela Merkel et le ministre allemand des Affaires étrangères le 15 mars 2017 à Berlin
AFP
La course à la chancellerie pourrait s'avérer plus difficile que prévu pour la favorite des échéances électorales, avec le retour en grâce des sociaux-démocrates du SPD, portés par la popularité de Martin Schulz, l'ex-président du Parlement européen, récemment adoubé pour être candidat.
Il est au coude-à-coude, voire donné vainqueur dans certains sondages, face à Angela Merkel, grâce à un programme plus à gauche qui lui vaut des accusations de dérive populiste.
Le parti de droite populiste Alternative pour l'Allemagne (AfD) qui a prospéré avec la crise migratoire, est entré en force dans des parlements régionaux. Selon de récents sondages (11% des intentions de vote), son essor semble cependant s'être tassé, alors que le parti est notamment miné par des querelles internes.
Son entrée au Bundestag serait néanmoins sans précédent depuis 1945. La jeune formation nationaliste compte axer sa campagne sur le rejet de l'islam et de l'immigration, la fin de l'euro et un référendum sur la poursuite de l'adhésion à l'UE.
Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.
L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.
Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications
La création d’un droit à l’aide à mourir a été définitivement adoptée par les députés ce mercredi. Un dénouement législatif qui ne signifie pas une entrée en application immédiate. Le texte doit encore passer l’obstacle du Conseil constitutionnel et faire l’objet de décrets d’application qui mettront plusieurs mois à être publiés.