Pécresse: « Il m’est arrivé de gifler un frotteur dans le métro »
La présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a indiqué mardi sur franceinfo qu'il lui était arrivé de "gifler un...

Pécresse: « Il m’est arrivé de gifler un frotteur dans le métro »

La présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a indiqué mardi sur franceinfo qu'il lui était arrivé de "gifler un...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a indiqué mardi sur franceinfo qu'il lui était arrivé de "gifler un frotteur dans le métro" et qu'elle "le referait", jugeant que "beaucoup de femmes se sentent salies par ces gestes profondément déplacés".

Interrogée sur la tribune d'une centaine de personnalités défendant une "liberté d'importuner les femmes", et sur un passage du texte invoquant le droit pour une femme "de ne pas se sentir traumatisée à jamais par un frotteur dans le métro, même si cela est considéré comme un délit", Mme Pécresse a jugé cette phrase "maladroite, et plus que maladroite, elle était malvenue".

Selon elle, la tribune est signée de femmes qui "ne doivent pas prendre souvent le métro".

"La drague c'est sympa, la drague lourde c'est pénible, les frotteurs c'est glauque et ça doit être condamné, le harcèlement c'est invivable et le viol c'est un crime", a-t-elle insisté.

"Dire ça, graduer les situations, ce n'est pas déclencher la guerre des sexe, ce n'est pas non plus émasculer les hommes. L'idée c'est quand même de rappeler la vraie vie des femmes", a ajouté la présidente de région.

"Je comprends l'esprit de la tribune, c'était de dire +ne déclenchons pas la guerre des sexes en libérant la parole des femmes+. Je pense que là-dessus on est tous d'accord", a-t-elle dit. Mais "il faut appeler un chat un chat (...). Beaucoup de femmes se sentent en insécurité dans les transports en commun. Beaucoup de femmes se sentent salies et humiliées par ces gestes profondément déplacées de ces hommes qui se frottent contre elles".

"Le sujet des frotteurs est un sujet: moi il m'est déjà arrivé de gifler un frotteur dans le métro et je n'en ai pas honte et je le referais", a-t-elle insisté, expliquant qu'il s'agissait de "quelqu'un qui avait essayé de mettre sa main sous (sa) jupe".

Elle a rappelé qu'une campagne "de sensibilisation" allait être lancée "avec la RATP et la SNCF" dans les transports en commun "pour lever l'omerta et faire en sorte qu'il y ait des vraies sanctions, des vraies amendes qui soient prononcées lorsqu'il y a des comportements déplacés".

caz/mat:PHC

Partager cet article

Dans la même thématique

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
4min

Politique

Périscolaire : une liste noire de personnels ayant eu des « comportements inappropriés » est-elle faisable ?

Le projet de loi sur la protection de l’enfance présenté mercredi en Conseil des ministres vise notamment à apporter une réponse aux récentes affaires d’agressions sexuelles dans le périscolaire parisien. Le ministre de l’Éducation a annoncé la création d’une « liste noire » pour les personnels ayant des comportements problématiques sur des enfants, même s’ils n’ont pas été encore condamnés. Mais quelle forme légale peut prendre cette liste ?

Le