Pécresse lance Libres ! pour défendre une droite « sociale et réformatrice »
La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, lance dimanche son mouvement, Libres !, avec la volonté de défendre...

Pécresse lance Libres ! pour défendre une droite « sociale et réformatrice »

La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, lance dimanche son mouvement, Libres !, avec la volonté de défendre...
Public Sénat

Par Nadège PULJAK

Temps de lecture :

4 min

Publié le

La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, lance dimanche son mouvement, Libres !, avec la volonté de défendre une droite "ferme, sociale et réformatrice" au sein de LR et de se démarquer de la ligne droitière de Laurent Wauquiez, favori pour prendre la présidence du parti.

Environ "250 élus LR sur les 500" qui adhérent au parti devraient être présents, selon l'entourage de Mme Pécresse, qui insiste sur l'appartenance de ces derniers aux différentes sensibilités des Républicains, gaullistes, libéraux, conservateurs, ayant soutenu l'un ou l'autre des candidats à la primaire de la droite (Sarkozy, Juppé, Fillon, Le Maire...).

L'ancienne ministre elle-même avait été proche de M. Fillon avant de finalement rejoindre M. Juppé.

Avant le discours de Mme Pécresse, prévu à 14h30, deux tables rondes seront organisées dans la matinée, l'une portant sur les questions régaliennes, l'autre sur les questions économiques.

La première, intitulée "Pour des réponses efficaces aux menaces d'aujourd'hui et de demain", se déroulera en présence du sarkozyste Frédéric Péchenard, ancien Directeur général de la police nationale.

Eric Woerth, président de la Commission des Finances à l'Assemblée, dirigera la seconde, "pour une nouvelle croissance riche en emplois". La patronne de l'IdF, dont la région a obtenu en juillet le label "Région européenne entreprenante", a invité plusieurs chefs d'entreprise à venir s'exprimer, ainsi que l'essayiste Robin Rivaton, directeur général de Paris Région Entreprises, l'agence de développement économique de la région IdF.

A l'heure du déjeuner, les participants plancheront sur un autre thème, "Comment la droite peut-elle reparler à la jeunesse ?", thème de prédilection pour Mme Pécresse, qui ambitionne de "reconquérir" les jeunes.

Lors de son discours de clôture du campus des jeunes LR au Touquet, fin août, elle avait regretté que "seuls 6% des 18/35 ans" aient voté Fillon à la présidentielle. "Comment peut-on espérer diriger le pays si on n'a pas la confiance de ceux qui construiront la France de demain ?", se demandait-elle.

- 'Ligne rouge' avec le FN -

Cette réflexion fera partie des travaux qu'elle fixe à son micro-parti, celui d'une droite qu'elle veut "sociale, réformiste, ouverte et humaine". "Il faut tout réinventer, être beaucoup plus imaginatif, sur le pouvoir d'achat, les flux migratoires, ça ne peut pas être la fermeture des frontières", dit-elle.

Mais "il n'est pas question de diviser la droite" car "la droite est diverse", affirme également celle qui refuse de participer à "une guerre des chefs". "Libres ! est créé au sein de LR", ajoute l'élue, qui ne sera pas candidate à l'élection de la présidence de son parti, en décembre, mais veut néanmoins participer à "la bataille des idées".

La création de son mouvement est aussi un moyen pour elle de se démarquer de son homologue de la région Auvergne-Rhône-Alpes et favori parmi les six candidats déjà déclarés au scrutin de décembre, à qui elle reproche une "porosité" avec le Front national, une "ligne rouge" à ses yeux.

"Moi, je constate une chose, c'est qu'aucun leader du FN ne dit qu'il veut travailler avec moi", affirme-t-elle. Une allusion à M. Wauquiez, avec qui Marion Maréchal-Le Pen, ex-élue FN, pense qu'il y a "des choses à faire". Et avec qui Florian Philippot, vice-président du FN, a dit vouloir prendre un café.

Pas question d'un "retour à la ligne (Patrick) Buisson, celle qui nous a fait perdre en 2012", affirme-t-elle. Mais pas question non plus de s'allier aux "constructifs, partis En marche". "L'avenir de la droite, ça ne peut pas être la ligne Macron, ni la ligne Buisson", insiste-t-elle.

Parmi les élus qui devraient être présents à Argenteuil figurent également les sarkozystes Roger Karoutchi, Isabelle Debré, les fillonistes Jean-François Lamour, Gilles Carrez ou Jérôme Chartier, les juppéistes François Grosdidier et Philippe Gosselin ou encore le Lemairiste Didier Quentin.

npk/chr/phc

Partager cet article

Dans la même thématique

Pécresse lance Libres ! pour défendre une droite « sociale et réformatrice »
5min

Politique

Désindexation des retraites au-delà de 1260 euros : « Il faut que tout le monde contribue », insiste le ministre Jean-Pierre Farandou

Comme ses collègues de Bercy, le ministre du Travail et des Solidarités a défendu la proposition initiale du budget de la Sécurité sociale de n’indexer sur l’inflation que les petites pensions allant jusqu’à 1260 euros. Il s’agit d’une dérogation à la règle habituelle. Il suggère à l’avenir d’aborder cette question de l’évolution annuelle des retraites, sur le modèle des complémentaires de l’Agirc-Arrco.

Le

Illustrations – SUPERMARCHE – CARREFOUR EXPRESS
7min

Politique

Des produits sains vendus sans marge en grande surface : Que contient la proposition de loi de la sénatrice écologiste Antoinette Guhl ?

Face à la hausse du carburant et de l’inflation, les Français font des économies. Mais « la seule variable d’ajustement est aujourd’hui l’alimentation », alerte la directrice de Famille Rurale, Nadia Ziane. Pour lutter contre la précarité alimentaire, la sénatrice écologiste Antoinette Guhl propose une loi visant à garantir l’accès de denrées alimentaires saines à prix coutant, soit sans marge des distributeurs.

Le

Paris : French far-right Rassemblement National (RN) parliamentary session
3min

Politique

Sondage : Marine Le Pen creuse l'écart et s'installe en grande favorite à quelques mois de la présidentielle

Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone et Public Sénat, la candidate du Rassemblement national recueille 37 % des intentions de vote au premier tour, soit près de deux fois plus que ses deux poursuivants, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe. Au second tour, elle l’emporterait largement face au leader insoumis (68 %) et plus modestement face à Édouard Philippe (53 %).

Le