Peillon à Valls: « à force d’être excessif, on devient insignifiant »
Vincent Peillon, candidat à la primaire initiée par le PS, a estimé mercredi soir sur BFMTV que Manuel Valls devrait "retirer" le...

Peillon à Valls: « à force d’être excessif, on devient insignifiant »

Vincent Peillon, candidat à la primaire initiée par le PS, a estimé mercredi soir sur BFMTV que Manuel Valls devrait "retirer" le...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Vincent Peillon, candidat à la primaire initiée par le PS, a estimé mercredi soir sur BFMTV que Manuel Valls devrait "retirer" le mot de "guerre" employé vis-à-vis de Donald Trump car "à force d’être excessif, on devient insignifiant".

"Je pense que Manuel Valls, qui a l’expérience du gouvernement, devrait moins employer le mot +guerre+. Il a un sens précis", a-t-il dit. Lundi l'ancien Premier ministre a affirmé que Donald Trump, qui qualifie le Brexit de "grande chose" ou la politique migratoire d'Angela Merkel d'"erreur catastrophique", faisait "une déclaration de guerre à l'Europe", dont il "propose tout simplement la dislocation".

"Ça ne me semble pas tout à fait opportun (…) On ne parle pas de guerre avec un allié historique, donc personne ne nous a déclaré la guerre, et M. Trump ne nous a pas déclaré la guerre. M. Trump a des positions politiques et nous parlerons aux Américains comme nous l'avons toujours fait", a-t-il dit.

"Nous avons des intérêts à défendre, c'est autre chose, mais ce n'est pas la guerre", a-t-il dit.

"Il faut faire attention, parce que des fois, à force d’être excessif, on devient insignifiant ou on crée un certain nombre de troubles dans les esprits. Je ne crois pas que ce mot +guerre+ était approprié, je crois même qu’il faut le retirer", a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Heat Wave in the North
5min

Politique

La justice ordonne le démantèlement de « mégabassines » en Charente-Maritime : les agriculteurs condamnés invoquent la loi d’urgence agricole et font appel

Neuf agriculteurs ont été condamnés par la justice, jeudi 23 juillet, à démanteler quatre retenues d’eau qu’ils utilisent illégalement depuis dix-sept ans. Ils ont annoncé faire appel et se fondent sur le prétendu « décalage » entre cette décision et la loi d’urgence agricole tout juste adoptée, très favorable au développement de ces « bassines ».

Le

PARIS, Conseil constitutionnel, Constitutional Council, Palais Royal
7min

Politique

Le Conseil constitutionnel est-il devenu un arbitre sursollicité ?

Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».

Le

France Wildfires
2min

Politique

La France a demandé l’activation du mécanisme de protection civile de l’UE : en quoi consiste ce dispositif ?

Face à la multiplication des feux en France, en particulier en Gironde et dans les Landes, le président de la République Emmanuel Macron a demandé l’activation du mécanisme de protection civile européen hier soir. Déjà utilisé par le passé à Mayotte ou en Ukraine, ce dispositif permet « de proposer une réponse d’urgence » face aux incendies sur le sol européen.

Le

France Extreme Weather Heat
3min

Politique

Incendie au Cap-Ferret : 10 000 hectares parcourus, 80 maisons brûlées et 40 000 personnes évacuées, « le feu continue de progresser », annonce Laurent Nuñez

Le ministre de l’Intérieur a fait un point de situation, ce vendredi matin, sur « le plus feu gros de la saison » qui menace dangereusement le Cap-Ferret, en Gironde. « Le feu n’est pas maitrisé et continue de progresser », alerte Laurent Nuñez. Au total, 50 000 hectares ont brûlé depuis le début de l’année, « quasiment trois fois » plus que l’an dernier.

Le