Peillon réfléchit à un « droit opposable aux services publics » en zone rurale
Vincent Peillon, candidat à la primaire organisée par le PS, dit "réfléchir à un droit opposable des services publics...

Peillon réfléchit à un « droit opposable aux services publics » en zone rurale

Vincent Peillon, candidat à la primaire organisée par le PS, dit "réfléchir à un droit opposable des services publics...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Vincent Peillon, candidat à la primaire organisée par le PS, dit "réfléchir à un droit opposable des services publics fondamentaux pour les zones rurales", dans un entretien à La Nouvelle République du Centre-ouest paru mercredi.

Cette "sorte d’Anru (ndlr: Agence nationale pour la rénovation urbaine), pour laquelle il faudrait trouver un nom, pour le rural serait aussi utile", explique l'ancien député de la Somme.

"Il y a des zones qui souffrent de désertification car elles ne bénéficient pas des dynamiques démographiques et économiques liées aux métropoles. Il faudra des politiques spécifiques de droit commun et de solidarité pour ces territoires" souligne l'eurodéputé, qui doit présenter son projet début janvier.

"Je crois qu’il ne faut pas opposer les territoires. Il y a aussi des territoires urbains en grande difficulté. L’Anru a donné des résultats parce qu’il y a eu de la continuité dans cette politique lancée par Jean-Louis Borloo et poursuivie par la gauche" salue-t-il aussi.

Pour lui, "il faudra un ou deux quinquennats de simplification : partir des problèmes concrets rencontrés par les Français, qui empoisonnent leur existence au quotidien et les éloignent du politique. Moins de lois, de décrets, de circulaires, plus d’actions concrètes".

M. Peillon voit la Sécurité sociale, que François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle est accusé de vouloir détruire par la gauche comme par le FN, comme "notre patrimoine commun".

"Il ne faut pas l’attaquer. Il faut desserrer l’étau budgétaire pour l’hôpital. Le report vers les mutuelles privées des petits risques est injuste", assure celui qui s'est porté candidat à la primaire suite au retrait de François Hollande.

"Notre modèle a un coût. D’autres choses ont un coût, par exemple la fraude fiscale ou les négligences de Mme Lagarde! Mais on peut maîtriser les dépenses de santé en gardant les principes de la sécurité sociale", juge-t-il.

"Dire c’est la faute aux étrangers, aux fonctionnaires, aux politiques, aux pauvres… c’est insensé et c’est dangereux !" affirme-t-il aussi.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
7min

Politique

Sanctionner le port du voile par une amende : le RN maintient sa proposition polémique et inconstitutionnelle

Mesure du programme de Marine Le Pen lors des précédentes élections présidentielles, l'interdiction du voile figurera aussi dans celui de 2027, comme l'a confirmé le député Jean-Philippe Tanguy. Toutefois, pour éviter une censure plus que probable d'une telle réforme par le Conseil constitutionnel, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum.

Le

GD 1
9min

Politique

A Tourcoing, Gérald Darmanin et Edouard Philippe gomment leurs différences et affichent leur unité

C’est un soutien de poids, mais exigeant. Désormais aux côtés du candidat Horizons pour la présidentielle, Gérald Darmanin a reçu pour sa rentrée politique Edouard Philippe. Les deux hommes assument quelques différences sur l’immigration ou les retraites. Mais l’unité, indispensable à la victoire, prévaut. Et dans cette perspective, Edouard Philippe veut donner une « place centrale » au ministre de la Justice dans la « recomposition » de la droite et du centre qui s’annonce, dans la foulée de la présidentielle.

Le

Sens: debat F. Hollande et E. Philippe Universite d ete Laboratoire de la Republique
7min

Politique

« C’est le choc des titans » : à Sens, le duel Hollande-Philippe prend des airs de répétition présidentielle

Ils n’ont pas encore le même statut dans la course à l’Élysée, mais ils en ont déjà les allures. À Sens, dans l’Yonne, François Hollande et Édouard Philippe se sont retrouvés samedi pour un débat consacré à la présidentielle de 2027, lors des universités d’été du Laboratoire de la République de Jean-Michel Blanquer. À droite comme à gauche, certains y voient déjà un avant-goût du match qui pourrait se jouer pour accéder au second tour face au Rassemblement national.

Le