Peillon s’inquiète de l’influence de la « fachosphère » contre la solidarité
Vincent Peillon a fustigé vendredi l'influence prise selon lui par "la fachosphère" contre la solidarité en France, lors d'un...

Peillon s’inquiète de l’influence de la « fachosphère » contre la solidarité

Vincent Peillon a fustigé vendredi l'influence prise selon lui par "la fachosphère" contre la solidarité en France, lors d'un...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Vincent Peillon a fustigé vendredi l'influence prise selon lui par "la fachosphère" contre la solidarité en France, lors d'un débat à Dijon auquel participaient également Manuel Valls et des représentants de la quasi totalité des candidats de gauche.

L'ancien ministre de l'Education, candidat à la primaire socialiste élargie, s'est dit "très inquiet" de voir l'"évolution de notre société", "profondément idéologique et négative", "qui amène certains de nos concitoyens à considérer que l'autre, le réfugié, le jeune, le chômeur est l'ennemi de notre vie commune".

"Nous sommes polarisés, avec un système médiatique qui a du mal à s'en défaire, par les plus violents les plus haineux de nos concitoyens qui ne sont pas la majorité des Français. La fachosphère impose aux médias français son agenda, ses termes, son vocabulaire", dit-il.

M. Peillon en a profité pour adresser une critique voilée à M. Valls à qui il reproche ses positions passées contre l'accueil en masse de réfugiés en France.

"Je le dis en présence de Manuel Valls pour que les choses soient claires: la gauche ne peut pas une seconde être considérée responsable de ces évolutions", a dit M. Peillon.

Le débat, organisé par la Fédération des acteurs de la solidarité (Fnasr) au lendemain du premier débat télévisé de la primaire PS, réunissait Manuel Valls et les représentants des principaux candidats à gauche: Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, Yannick Jadot, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg. François Fillon, convié, n'a envoyé aucun délégué.

Le débat a largement tourné autour du revenu universel proposé par Benoît Hamon et critiqué par MM. Valls, Peillon et Montebourg. Les participants ont aussi abordé le "revenu décent" de 850 euros proposé par M. Valls, sous condition de ressources.

"Ce pays a besoin d'un revenu décent", a insisté l'ex-Premier ministre.

"Si l'on considère que le seuil de pauvreté est à 950 euros, cette somme n'est pas décente", a dit Alexis Corbière, le représentant de Jean-Luc Mélenchon.

"Aujourd'hui on ne prend pas suffisamment conscience de la pauvreté", a plaidé Michel Pouzol pour M. Hamon. "9 millions de pauvres, ça veut dire plus de gens qui vivent dans la +région pauvreté+ que dans la deuxième région de France, Rhône-Alpes-Auvergne", a souligné cet ancien RMIste.

Partager cet article

Dans la même thématique

Peillon s’inquiète de l’influence de la « fachosphère » contre la solidarité
3min

Politique

Crise énergétique : Sébastien Lecornu annonce l’interdiction des chaudières à gaz dans les logements neufs

Quelques jours après le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran, Sébastien Lecornu a annoncé, ce vendredi, une série de mesures destinées à tirer les leçons » de la crise énergétique. Afin de dépendre moins des énergies fossiles, l’installation de chauffages au gaz serait interdite « dès la fin de cette année » dans les constructions neuves. Le gouvernement va aussi doubler son soutien à l’électrification des usages de 5,5 milliards à 10 milliards d’euros par an d’ici 2030.

Le

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le