Peltier et Abad (LR) proposent la création d’un « chèque carburant »
Les députés LR Guillaume Peltier et Damien Abad ont proposé dimanche un "chèque carburant" de 100 euros distribué à "13 millions...

Peltier et Abad (LR) proposent la création d’un « chèque carburant »

Les députés LR Guillaume Peltier et Damien Abad ont proposé dimanche un "chèque carburant" de 100 euros distribué à "13 millions...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les députés LR Guillaume Peltier et Damien Abad ont proposé dimanche un "chèque carburant" de 100 euros distribué à "13 millions de Français de province" qui n'ont "pas accès aux transports en commun", mesure pour compenser la "hausse excessive des taxes" sur le diesel.

"Ce chèque carburant de 100 euros s'adresse, non pas à tous les Français, mais à 13 millions de Français qui vivent dans la France des provinces et qui n'ont pas la chance de disposer d'un réseau de transports en commun", a déclaré M. Peltier dans l'émission politique le Grand Rendez-Vous d'Europe 1, CNews et Les Echos.

Le député de Loir-et-Cher a affirmé qu'il serait, lors de la manifestation du 17 novembre contre la hausse du prix du diesel décidée par le gouvernement, "aux côtés des Français qui, dans leur écrasante majorité, sont en colère de voir un gouvernement sourd". Mais il s'est cependant prononcé contre un blocage des routes, jugé "contre-productif".

"Qu'il y ait une fiscalité sur les carburants, cela me semble juste et d'ailleurs l'ensemble des Français la paient. Mais pourquoi nous, les habitants de la France des provinces, 13 millions de Français, nous aurions la double peine?", a demandé le numéro 3 des Républicains.

Il a comparé une personne au "RSA qui touche 800 euros de revenus" et "un travailleur au SMIC, qui touche 1.488 euros" et qui "fait quelques dizaines de kilomètres chaque jour et paye 490 euros en plus". "Compte tenu de cette hausse excessive des taxes, les revenus du travail sont en train de devenir inférieurs aux revenus de l'assistance", a-t-il dénoncé.

Guillaume Peltier a plaidé pour une "écologie punitive à l'endroit des multinationales", notamment via "une taxe exceptionnelle sur les sociétés d'autoroutes" qui ont "cumulé 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires l'année dernière".

Le député de l'Ain Damien Abad a précisé sur RTL que le chèque carburant serait financé par cette taxe, "mais également sur le modèle du ticket restaurant: une part employeur et une part employé".

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, ancien LR, est opposé à la création d'un tel chèque carburant, qualifiant la proposition de "solution à court terme qui contribuerait au réchauffement climatique", dans un entretien au Parisien le 27 octobre.

Partager cet article

Dans la même thématique

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le

Recolte betterave 2020
7min

Politique

Projet de loi d'urgence agricole : une censure du Conseil constitutionnel est-elle envisageable ?

Mercredi, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole qui prévoit l'utilisation à titre dérogatoire, pour certaines cultures, de deux néonicotinoïdes interdits en France. Un texte qui va faire l'objet d'une saisine du Conseil constitutionnel par différents groupes politiques. L'année dernière, les Sages avaient censuré une disposition similaire issue d'un texte d'origine sénatoriale, mais les parlementaires ont, depuis, revu leur copie.

Le

Paris : Weekly cabinet meeting at Elysee Palace
5min

Politique

Quels ministères ont connu le plus de ministres pendant les mandats d’Emmanuel Macron ?

Les deux quinquennats d’Emmanuel Macron ont été marqués par un nombre important de gouvernements. Sur ces neuf ans, c’est le ministère de la Santé qui a connu le plus de ministres, talonné par les ministères en charge des Collectivités territoriales ou de l’Environnement. Les Armées, l’Economie et les Affaires étrangères sont ceux avec le plus de stabilité. Le reflet de choix politiques ou le fruit d’une instabilité politique ?

Le