Peltier (LR) propose de briser le « tabou à droite » de l’augmentation du SMIC
"Pourquoi ne pas imaginer enfin en France la hausse du SMIC ?", a demandé mardi le vice-président des Républicains (LR),...

Peltier (LR) propose de briser le « tabou à droite » de l’augmentation du SMIC

"Pourquoi ne pas imaginer enfin en France la hausse du SMIC ?", a demandé mardi le vice-président des Républicains (LR),...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

"Pourquoi ne pas imaginer enfin en France la hausse du SMIC ?", a demandé mardi le vice-président des Républicains (LR), Guillaume Peltier, proposant de briser "un tabou à droite", avec en contrepartie une baisse "drastique" des charges des entreprises.

"C'est une proposition de bon sens, elle n'est ni de droite ni de gauche", a défendu le numéro 3 du parti d'opposition sur France Inter.

"Vous croyez qu'on peut vivre en France décemment avec 1.100 ou 1.200 euros par mois ?", a-t-il justifié.

"Je pense qu'il nous faudrait un électrochoc de 10, 15 ou 20% avec en échange, parce qu'il ne faut pas que ça pèse sur les entreprises, une baisse des charges drastique", a poursuivi le député du Loir-et-Cher.

"Oui au débat, non au délire", a réagi dans un tweet le député LR de l'Yonne, Guillaume Larrivé. "L'idée néo-communiste d'augmenter de 20% le niveau du SMIC serait le plus sûr moyen de faire exploser le chômage des personnes peu qualifiées", a-t-il assuré.

Guillaume Peltier, interrogé par ailleurs sur la loi Pacte, présentée la veille par le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, s'est dit plutôt favorable au texte, -- "il était temps de supprimer ces seuils sociaux absurdes" --, mais l'a en même temps qualifié de "catalogue de mesurettes".

"Sur le patriotisme économique, sur la lutte contre les délocalisations, c'est très insuffisant", a-t-il jugé, proposant de rendre "obligatoire la participation et l'intéressement pour toutes les entreprises de plus de 11 salariés".

La loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises) prévoit notamment la levée des contraintes légales empêchant l'État de céder ses parts dans trois entreprises emblématiques: ADP, Engie et la Française des jeux.

La réforme, accueillie fraîchement par les syndicats, propose également une redéfinition des "seuils" à partir desquels les entreprises se voient imposer des obligations fiscales et légales: le seuil de 20 salariés sera ainsi supprimé et un délai de cinq ans sera mis en place, lorsqu'un seuil sera franchi, avant que les nouvelles obligations ne deviennent effectives.

Le texte prévoit par ailleurs un guichet unique électronique pour les démarches administratives et modifie l'"objet social" de l'entreprise -- c'est-à-dire la façon dont les entreprises sont définies dans le code civil --, pour prendre en compte les enjeux sociaux et environnementaux.

Partager cet article

Dans la même thématique

Peltier (LR) propose de briser le « tabou à droite » de l’augmentation du SMIC
8min

Politique

Lutte contre l’entrisme islamisme : le Sénat adopte le texte de Bruno Retailleau, la gauche fait part de sa « honte »

Ce mercredi, le Sénat a adopté la proposition de loi de Bruno Retailleau visant à lutter contre l’entrisme islamiste. Le texte prévoit notamment la création d’un délit d’atteinte aux principes de la République. A gauche, écologistes, communistes, et socialistes ont tenté en vain de s’opposer à ce texte considéré comme un « tract politique » par le candidat LR à l’élection présidentielle. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, qui prépare un texte aux objectifs similaires, a lui émis un avis de sagesse sur les différents dispositifs.

Le

France TV
6min

Politique

Rapport Alloncle sur l’audiovisuel public : la droite sénatoriale salue une « base de discussion », la gauche dénonce une étape vers la privatisation

Charles Alloncle a publié ce mardi 5 mai son rapport issu de la très controversée commission d’enquête sur l’audiovisuel public. La majorité sénatoriale LR, qui pousse depuis plusieurs années pour une réforme, y voit la base d’un futur texte sur la rationalisation des missions du service public. À gauche, on s’inquiète des velléités de privatisation affichées par l’extrême-droite, quand bien même le rapport Alloncle n’en fait pas directement mention.

Le

Marine Le Pen campaign in Cavignac
8min

Politique

Elections sénatoriales : le RN compte envoyer certains de ses députés au Sénat

Le Rassemblement national espère avoir un groupe, soit au moins dix sénateurs, après les sénatoriales de septembre prochain. Mais pour aller chercher les sièges qui lui manquent, le RN compte sur quelques députés bien implantés, pour faire mentir les chiffres. « Pour ça, il faut de bonnes locomotives », résume un cadre du parti. Et quelques noms circulent déjà…

Le