Peltier (LR) propose la création d’un tribunal climatique international
Le vice-président des Républicains Guillaume Peltier a proposé mercredi la création d'un tribunal climatique international, qui...

Peltier (LR) propose la création d’un tribunal climatique international

Le vice-président des Républicains Guillaume Peltier a proposé mercredi la création d'un tribunal climatique international, qui...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le vice-président des Républicains Guillaume Peltier a proposé mercredi la création d'un tribunal climatique international, qui permette de sanctionner "les multinationales et les Etats qui ne respectent rien des accords de Paris et de Kyoto".

"Qu'est-ce que demandaient à juste titre les +gilets jaunes+, qu'est-ce que demandent à juste titre nos concitoyens ? Ils demandent une écologie punitive pour les citoyens, ou ils demandent à ce que les multinationales et les Etats qui ne respectent rien des accords de Paris et de Kyoto soient sanctionnés? Moi je souhaite qu'on mette les vrais pollueurs autour de la table", a déclaré le député LR sur Public Sénat, interrogé sur la taxe sur les billets d'avion annoncée par le gouvernement.

S'il était président de la République, M. Peltier proposerait que ce tribunal soit basé à Paris, "parce que la France doit prendre la tête d'un grand combat sur l'écologie, mais une écologie vertueuse et positive pour les citoyens, et punitive à l'endroit de ceux qui sont incapables de respecter les critères", a-t-il ajouté.

Au demeurant, M. Peltier n'est pas "profondément hostile" à cette taxe, car il "considère que les compagnies aériennes elles aussi doivent contribuer à l'effort", même s'il redoute que la taxe pèse au final sur "ceux qui prennent l'avion".

Le président par intérim des Républicains Jean Leonetti a, lui, critiqué sur France Inter "une fausse bonne idée" de la part d'"un pays drogué à la taxe", taxe qui va "pénaliser Air France, une entreprise française".

"Mauvais signal", a abondé sur RFI le député Julien Aubert, secrétaire général adjoint des Républicains et candidat à la présidence du parti, qui se demande en outre si les fonds récoltés iront bien à la lutte contre le réchauffement climatique.

Le gouvernement a annoncé mardi la mise en place d'une "écocontribution" sur les billets d'avion et la réduction de l'avantage fiscal sur le gazole pour les poids lourds. Dès 2020, les compagnies aériennes devront verser de 1,50 à 18 euros sur les billets pour les vols décollant depuis la France - mais pas ceux y arrivant.

Interrogé par ailleurs sur sa candidature à la tête du parti, M. Peltier a indiqué qu'il prendrait sa décision "dans les heures qui viennent, d'ici demain". Le président du groupe LR à l'Assemblée, Christian Jacob, et les députés Julien Aubert et Guillaume Larrivé sont d'ores et déjà candidats.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le