Penelope, Charles et Marie, quinze ans de travail en famille avec François Fillon
"Une collaboration de confiance qui aujourd'hui, suscite la défiance": François Fillon a reconnu une "erreur" en privilégiant sa...

Penelope, Charles et Marie, quinze ans de travail en famille avec François Fillon

"Une collaboration de confiance qui aujourd'hui, suscite la défiance": François Fillon a reconnu une "erreur" en privilégiant sa...
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"Une collaboration de confiance qui aujourd'hui, suscite la défiance": François Fillon a reconnu une "erreur" en privilégiant sa famille pour travailler à ses côtés. Le point sur ces contrats qui dérangent, au coeur de l'enquête du parquet national financier sur des soupçons d'emplois fictifs.

Penelope Fillon, une collaboratrice régulière

L'enquête ouverte notamment pour "détournements de fonds publics" a été attaquée une nouvelle fois jeudi par les avocats de François et Penelope Fillon qui ont demandé le dessaisissement du parquet national financier, en dénonçant une enquête "illégale". Pour les avocats, "l'infraction de détournement de fonds publics ne peut être reprochée à François Fillon", car à leurs yeux ce délit n'est pas applicable à un parlementaire.

Depuis plus de deux semaines, les investigations menées au pas de charge visent à démontrer la réalité des emplois occupés notamment par l'épouse de François Fillon comme assistante parlementaire.

Dans le cadre de son opération de transparence, François Fillon a publié sur le site de sa campagne présidentielle les éléments sur son patrimoine et les revenus mensuels moyens de sa femme. Selon ces données, Penelope Fillon est devenue une première fois, entre 1986 et 1988, assistante parlementaire de son mari, alors député de la Sarthe depuis 1981. Elle perçoit alors une moyenne de 1.401,29 euros par mois.

Les contrats s'enchaînent ensuite au fil des réélections de François Fillon comme député: 1988 à 1990, pour 1.375,90 euros par mois, puis de 1998 à 2002 et de 2012 à 2013, comme l'a révélé le Canard enchaîné.

La période d'interruption des contrats de Penelope Fillon, jusqu'en 1998, correspond à celle où François Fillon a quitté son siège de député de la Sarthe en 1993 pour entrer au gouvernement Balladur. Il occupera plusieurs fauteuils de ministre jusqu'en 1997.

Redevenu député de la Sarthe cette année-là, il réembauche sa femme en 1998 comme assistante parlementaire, jusqu'en 2002 et l'élection de Nicolas Sarkozy. Pour une rémunération nette moyenne de 3.248,75 euros par mois.

De retour au gouvernement, François Fillon laisse la circonscription de la Sarthe à son suppléant, Marc Joulaud. Mais sa femme continue de travailler comme assistante parlementaire pour ce dernier, jusqu'en 2007, et voit son salaire bondir. Salaire moyen mensuel: 6.009,07 euros, d'après les chiffres communiqués par François Fillon.

Assistants parlementaires en famille

Si Penelope Fillon est rémunérée entre 2005-2007 avec des fonds parlementaires, comme assistante de Marc Joulaud, c'est aussi le cas des enfants du couple, Marie puis Charles, aux côtés de leur père à la même période.

François Fillon, élu sénateur de la Sarthe en septembre 2005, les recrute à tour de rôle comme assistants: d'octobre 2005 à décembre 2006, pour la fille aînée du couple, Marie, pour 3.800 euros brut par mois, et de janvier à juin 2007 pour Charles (4.846 euros brut par mois). Les deux enfants ont été entendus jeudi par les enquêteurs de la police judiciaire sur ces emplois.

2012-2013: Penelope Fillon à double emploi

A cette époque, Penelope Fillon cumule deux emplois: embauchée à la Revue des deux mondes, entre mai 2012 et décembre 2013, avec un salaire de 5.000 euros brut, elle touche également une moyenne de 3.872,91 euros pour son activité d'assistante parlementaire, qui se voit renouvelée de juillet 2012 à fin novembre 2013, lorsque son mari est élu comme député de Paris après cinq ans passés à Matignon.

Le dernier contrat parlementaire de Penelope Fillon prendra fin un mois avant l'entrée en vigueur de la loi Cahuzac. Cette loi a rendu publiques les déclarations d'intérêts des parlementaires auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), dans lesquelles figurent les activités du conjoint.

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