Penelopegate : Bernard Debré accuse Jean-Louis Nadal d’être à la manoeuvre
Le député de Paris estime que le président de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique est au cœur de ce « coup d’Etat institutionnel ».

Penelopegate : Bernard Debré accuse Jean-Louis Nadal d’être à la manoeuvre

Le député de Paris estime que le président de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique est au cœur de ce « coup d’Etat institutionnel ».
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Alors que François Fillon dénonçait hier un « coup d’Etat institutionnel » venu de « la gauche » contre lui, le conseiller stratégique de sa campagne, Bernard Debré, cible directement Jean-Louis Nadal, président de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique nommé par François Hollande. Ce dernier est un ancien magistrat.

« On a des suspicions autour de Monsieur Nadal, qui a été nommé par le gouvernement » explique-t-il sur le plateau de Territoires d’Infos. «  Ça ne vous étonne pas que ça apparaisse dans le Canard Enchaîné, et que six heures après on ouvre une instruction ? »

« Ce sont des faits qui ont commencé en 1988. Comment ont-ils pu aussi rapidement sortir ces faits ? » Ajoute-t-il, expliquant que ces affaires profitent « à la gauche, et à Emmanuel Macron ».

Le député de Paris a réaffirmé son soutien à François Fillon. Plusieurs élus ont signé une tribune dans le journal Le Figaro pour dénoncer « la mise à mort » du candidat de la droite. « Nous ne nous laisserons pas voler cette présidentielle. (…) Vous êtes tous en train de dire qu’il faut un plan B, mais vous savez qu’un plan B c’est du bricolage, il n’y a personne ».

Il  a critiqué son collègue Georges Fenech, qui a déclaré que les résultats de la primaire étaient « caducs », et a évoqué la possibilité d’un nouveau candidat.

« Monsieur Fenech, ancien magistrat, fait fi de la présomption d’innocence ».

Bernard Debré : « Monsieur Fenech, ancien magistrat, fait fi de la présomption d’innocence »
01:21

Mais il s’oppose cependant à toute sanction contre le député du Rhône, alors que le conseil stratégique du parti Les Républicains aurait décidé de le sanctionner.

Bernard Debré se veut confiant pour François Fillon. « Je ne vais pas vous dire que tout se passe bien et que nous allons avoir une élection de maréchal. Nous traversons une période difficile, nous serrons les rangs et quand il y aura un non-lieu, nous repartirons. Au fond, qu'est-ce qu'on lui reproche ? Un emploi fictif ? Nous avons donné tout ce qu'il fallait pour montrer qu'il n'y en avait pas. On a trouvé des contrats de travail, elle (Penelope Fillon) avait des fiches de paie, tout était légal ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Montpellier: Jean-Luc Melenchon gestures at a rally
7min

Politique

Mort de Quentin Deranque : sous la menace d’un cordon sanitaire, LFI sommée de « clarifier » sa position vis-à-vis de la violence politique

10 jours après la mort du jeune militant d’extrême droite, Quentin Deranque, tué sous les coups de militants antifa, lors d’une bagarre de rue à Lyon, la pression ne faiblit pas sur les élus LFI. A droite, à l’extrême droite, mais aussi à gauche, les appels à la formation d’un cordon sanitaire autour de la formation de Jean-Luc Mélenchon, se multiplient. LFI est-il hors du champ républicain ? Une question loin d’être tranchée au Sénat.

Le

Penelopegate : Bernard Debré accuse Jean-Louis Nadal d’être à la manoeuvre
3min

Politique

Saluts nazis pendant l’hommage à Quentin Deranque : Marion Maréchal juge « résiduels » les débordements

Invitée de la matinale de Public Sénat, la présidente du parti Identité-Libertés, Marion Maréchal a évoqué la « complicité morale » de LFI dans la mort de Quentin Deranque. L’eurodéputée juge que les débordements ayant eu lieu lors de l’hommage à Quentin Deranque sont « résiduels » alors que la préfecture a rapporté avoir reçu des signalements évoquant des saluts nazis.

Le

Penelopegate : Bernard Debré accuse Jean-Louis Nadal d’être à la manoeuvre
3min

Politique

Municipales 2026 : à Grenoble, une gauche désunie pour garder la mairie

Première grande ville conquise par les Verts en 2014, Grenoble est l’un des bastions historiques de la gauche. Si une alliance écologiste-PS tente d’exister pour succéder à Eric Piolle, le candidat de La France insoumise préfère faire cavalier seul. Une division qui pourrait faire le jeu des Républicains, 30 ans après avoir quitté l’hôtel de ville. Reportage.

Le