Pénicaud attend le nouveau patron du Medef sur le dialogue social
Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a dit mercredi attendre la position du nouveau patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux...

Pénicaud attend le nouveau patron du Medef sur le dialogue social

Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a dit mercredi attendre la position du nouveau patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, a dit mercredi attendre la position du nouveau patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, sur le dialogue social et réaffirmé sa volonté d'instaurer le bonus-malus sur les contrats courts, auquel il est opposé.

La ministre a ajouté dans l'émission en ligne Ecorama (Boursorama et l'Opinion) qu'elle devait le rencontrer jeudi pour discuter de l'agenda social et de "ce qu'il compte faire comme transformation au sein du Medef".

M. Roux de Bézieux veut une "vision renouvelée du Medef, de l'entreprise", une vision "conquérante", ce qui peut "être très positif", a-t-elle commenté.

Mais "ce qui qui sera important, c'est ce qu'il fera sur le dialogue social". "Le dialogue social doit aussi être une source à la fois de développement économique et évidemment de progrès social". Sur ce point, "j'ai pas de doutes mais une attente", a relevé Mme Pénicaud.

Elle a répété que le système de bonus malus, qui vise à pénaliser les entreprises qui abusent des CDD, sera mis en place. Ce système est très critiqué par le Medef et Geoffroy Roux de Bézieux, qui a parlé d'"aberration" cette semaine.

Mme Pénicaud a critiqué les entreprises "qui ont un recours extrême aux CDD et à l'intérim". "Qu'une entreprise ou usine puisse fonctionner avec 50% d'intérimaires franchement, c'est du mauvais management. Comment voulez-vous assurer la qualité du produit? La sécurité des salariés dans ce contexte là?"

"Est-ce que c'est normal que des entreprises puissent mettre dix fois de suite la même personne au chômage aux frais de la collectivité, aux frais des autres entreprises?", a encore commenté la ministre.

La loi "Avenir professionnel" en cours d'examen au Parlement prévoit l'instauration d'un bonus malus dans l'hypothèse où les secteurs professionnels ne trouvent pas de parade contre la précarité du marché du travail d'ici au 1er janvier 2019.

"S'il n'aboutissent pas à un accord négocié qui permet de limiter la précarité excessive" alors "l'État pourrait intervenir", a assuré la ministre, utilisant le conditionnel. "On ne calera pas parce que c'est un enjeu de lutte contre la précarité et un enjeu de compétitivité", a-t-elle insisté à propos de cette promesse de campagne d'Emmanuel Macron.

Ce bonus-malus doit faire évoluer à la hausse ou à la baisse le taux de cotisations patronales (4,05%). Ce taux n'est pas encore arrêté, a dit Mme Pénicaud.

Partager cet article

Dans la même thématique

Pénicaud attend le nouveau patron du Medef sur le dialogue social
3min

Politique

Crise pétrolière : « Avec le transport maritime à la voile on est à 1g de CO2 par tonne de matériel transporté au km » se réjouit cet entrepreneur

Alors que le détroit d’Ormuz est toujours bloqué, et que les prix des hydrocarbures sont toujours au plus haut, certaines solutions de transports maritimes, hier décriées, montrent tout leur intérêt. Avec un taux d’émission de gaz à effet de serre faible et une ressource inépuisable, le transport maritime à la voile développé par une jeune entreprise bretonne a tous les avantages, comme l’explique ce chef d’entreprise dans l’émission « dialogue citoyen » présentée par Quentin Calmet.

Le

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le