Pénicaud: le gouvernement ne joue pas de match « contre les syndicats »
La ministre du Travail Muriel Pénicaud a assuré lundi que le gouvernement ne jouait pas un match "contre les syndicats", dont "on...

Pénicaud: le gouvernement ne joue pas de match « contre les syndicats »

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a assuré lundi que le gouvernement ne jouait pas un match "contre les syndicats", dont "on...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a assuré lundi que le gouvernement ne jouait pas un match "contre les syndicats", dont "on a besoin", mais "contre le chômage", même si avec les syndicats, "on n'est pas d'accord sur tout".

Interrogée sur CNews sur une "première manche" qu'aurait gagnée le président Emmanuel Macron contre les syndicats, la ministre a jugé cela "aberrant". "Le match n'est pas contre les syndicats. On a besoin de syndicats dans ce pays pour représenter les travailleurs. Le match est contre le chômage et contre l'état de la France", a-t-elle dit.

A ce sujet, le gouvernement "a commencé à gagner des premiers points", avec "quelques sets gagnés", mais "on n'est pas à la fin du tournoi", a-t-elle souligné, car "il faut plus d'emplois" et que la France "se redresse".

"On a besoin de corps intermédiaires", a insisté Muriel Pénicaud, mais qu'il s'agisse du patronat ou des syndicats, ils sont "comme l'Etat, comme les régions", "au service de quelque chose de plus grand".

Alors que le numéro un de la CFDT Laurent Berger a jugé samedi "très inquiétant" le bilan des ordonnances en matière de dialogue social, dans une tribune pour le Huffington Post, et que le congrès de la CFDT s'ouvre ce lundi à Rennes, la ministre a reconnu ne pas être "forcément d'accord sur tout" avec ce "grand leader réformiste et engagé".

"La représentation nationale a un point de vue, le gouvernement a un point de vue, les partenaires sociaux ont un point de vue", a poursuivi la ministre, en jugeant "normal" et "sain" qu'"en démocratie", "on ne soit pas toujours d'accord".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le