Perchoir: cinq candidats LREM dont trois femmes, Richard Ferrand favori
Cinq candidats LREM postulent à la présidence de l'Assemblée nationale pour succéder à François de Rugy, parmi lesquels trois...

Perchoir: cinq candidats LREM dont trois femmes, Richard Ferrand favori

Cinq candidats LREM postulent à la présidence de l'Assemblée nationale pour succéder à François de Rugy, parmi lesquels trois...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Cinq candidats LREM postulent à la présidence de l'Assemblée nationale pour succéder à François de Rugy, parmi lesquels trois femmes et un favori, le chef de file des députés de la majorité, Richard Ferrand.

Après Yaël Braun-Pivet, Cendra Motin et Barbara Pompili, Richard Ferrand a confirmé mercredi à l'AFP qu'il briguait l'investiture de son groupe pour le perchoir afin de "poursuivre" le travail de "modernisation" de l'institution.

"Depuis 15 mois nous avons porté ensemble des transformations importantes, profondes. Nous avons montré notre capacité à agir collectivement et cela m'a apporté une certaine expérience cumulée au mandat précédent", a ajouté le chef de file des députés LREM, soulignant être "un de ceux qui connaît" le mieux "le projet" présidentiel, pour en avoir été à l'origine aux côtés d'Emmanuel Macron et d'une poignée de soutiens.

Bref ministre de la Cohésion des territoires au début du quinquennat, M. Ferrand, 56 ans, avait été contraint de démissionner du gouvernement après avoir été mis en cause dans une affaire immobilière liée aux Mutuelles de Bretagne. L'information judiciaire ouverte à Paris pour "prise illégale d'intérêts" a été récemment dépaysée à Lille.

Outre M. Ferrand, qui a enregistré de nombreux soutiens publics au sein de son groupe (Amélie de Montchalin, Florian Bachelier, Roland Lescure...), trois femmes se sont déclarées candidates dans les rangs de la majorité: les présidentes des commissions du Développement durable et des Lois, respectivement Barbara Pompili et Yaël Braun-Pivet, ainsi que la députée de l'Isère Cendra Motin.

Députée LREM de la Somme et ancienne secrétaire d'Etat à la Biodiversité, Barbara Pompili, a fait valoir sur BFMTV que l'Assemblée avait un "besoin profond d'être rénovée". Elle a aussi estimé que, "dans une période où la démocratie est en danger" avec la montée des populismes, il fallait "renforcer le rôle des parlementaires et du débat démocratique".

Elle a aussi rappelé qu'une femme présidente de l'Assemblée serait une première et un symbole "fort pour le combat pour l'égalité" entre les hommes et les femmes.

Mme Pompili, 43 ans, dont le nom avait été cité, parmi d'autres, pour succéder à Nicolas Hulot au gouvernement, connaît bien les rouages du pouvoir: ancienne assistante parlementaire, elle a coprésidé, lors de son premier mandat de député à partir de 2012, le groupe écologiste avec François de Rugy puis Cécile Duflot, et été ensuite secrétaire d'Etat à la Biodiversité dans les gouvernements Valls et Cazeneuve.

Ex-EELV devenue "réformiste", elle avait été en mars 2017 le premier membre de l'ancien gouvernement à soutenir Emmanuel Macron. Au début de la nouvelle législature, certains l'auraient bien vue au perchoir, mais Mme Pompili avait préféré soutenir son ancien collègue M. de Rugy.

"L'égalité est dans l'ADN d'En Marche", a plaidé en sa faveur le député marcheur Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot.

Cendra Motin, novice en politique jusqu'en 2017, a déclaré à l'AFP vouloir incarner "le choix fort des Français d'un renouveau des visages et des pratiques", tout en ne s'affirmant pas "contre Richard Ferrand", dont "l'expérience politique est aussi un atout".

Mercredi soir, le député du Tarn Philippe Folliot, déjà candidat à ce poste en juin dernier, a indiqué à l'AFP avoir lui aussi déposé un dossier de candidature. Ancien membre de l'UDI rallié à Emmanuel Macron avant le premier tour de l'élection présidentielle, M. Folliot fréquente les bancs de l'Assemblée depuis 2002.

Les prétendants LREM avaient jusqu'à mercredi minuit pour se faire connaître, avant un vote interne pour les départager, lundi, lors d'un séminaire de rentrée à Tours. L'ensemble des députés voteront le 12 septembre, jour de reprise, pour élire leur président, des candidatures de plusieurs bords étant alors possibles.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Deputes dans la salle des quatre colonnes
7min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : dénonçant sa place sur la liste de Renaud Muselier, Valérie Boyer se lance de son côté

La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.

Le

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le