Perquisitions à LFI : « Une procédure absolument normale », selon le secrétaire national de l’USM
Au micro de « Sénat 360 », Jacky Coulon, secrétaire national de l’Union syndicale des magistrats (USM), a estimé que la procédure judiciaire concernant Jean-Luc Mélenchon et son parti LFI, était « absolument normale », contrairement aux affirmations du député des Bouches-du-Rhône.  

Perquisitions à LFI : « Une procédure absolument normale », selon le secrétaire national de l’USM

Au micro de « Sénat 360 », Jacky Coulon, secrétaire national de l’Union syndicale des magistrats (USM), a estimé que la procédure judiciaire concernant Jean-Luc Mélenchon et son parti LFI, était « absolument normale », contrairement aux affirmations du député des Bouches-du-Rhône.  
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Après les perquisitions houleuses à son domicile et au siège de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, son président, a été entendu cinq heures ce mardi, par la police anticorruption sur ses comptes de campagne présidentielle et sur les assistants de parlementaires européens de son parti. Le député des Bouches-du-Rhône s’est dit victime d’une « police politique » et subir une justice à deux vitesses.

« Je ne comprends pas cette expression de « justice à deux vitesses » » rétorque Jacky Coulon, le secrétaire national de l’Union syndicale des magistrats (USM). « Si on veut comparer les affaires mettant en cause d’autres formations politiques, il y  a eu des informations ouvertes,  des mises en examen qui sont intervenues. Alors qu’en ce qui concerne La France insoumise, il n’y a ni information, ni mise en examen, on est uniquement au stade d’auditions (…) libres. Et s’il y a une justice à deux vitesses, elle est plutôt favorable là à l’enquête qui concerne la France insoumise. »

Concernant les perquisitions, « c’est une procédure absolument normale, tout ce qu’il y a de plus classique » qui s’est déroulée, selon le secrétaire national de l’USM. « Tous les endroits où l’on était susceptible de trouver des preuves de la commission de l’infraction qui était recherchée devaient être perquisitionnés. Et ça c’est le procureur de la République qui a déterminé les lieux. »

Quant au fait que Jean-Luc Mélenchon ait émis des doutes sur l’indépendance de la justice, voyant derrière cette affaire la main de l’exécutif, Jacky Coulon répond : « Rien ne permet de dire que c’est sur instruction du pouvoir politique que le procureur a dirigé  l’enquête. Pour autant, il est vrai que le statut du parquet devrait être amélioré et nous, c’est ce que nous réclamons. Parce que nous savons que le pouvoir de nomination du procureur de la République est entièrement entre les mains de l’exécutif. »

Pour  Jacky Coulon, il n’y a pas de doute sur l’indépendance de la justice : « Des doutes, non. Mais des suspicions qui résultent du statut du parquet, oui. Ces suspicions ne pourront être levées qu’avec une réforme du statut du parquet (…) Nous appelons la classe politique, en particulier ceux qui se plaignent d’une justice qui serait aux ordres du pouvoir politique, précisément d’influer pour que le statut du parquet soit réformé, comme nous le demandons. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le

Perquisitions à LFI : « Une procédure absolument normale », selon le secrétaire national de l’USM
6min

Politique

Elections sénatoriales en Gironde : la droite favorite, le RN veut créer la surprise 

En Gironde, la droite et le centre abordent les élections sénatoriales en position de force, après plusieurs victoires aux dernières municipales. À gauche, cinq listes se disputent les voix des grands électeurs, tandis que le Rassemblement national espère profiter de la dispersion pour décrocher, pour la première fois, un siège dans le département.

Le

Election 2026 Republicans
7min

Politique

« Ça s’appelle de la corruption civile » : Donald Trump tente-t-il d’acheter ses électeurs en promettant des « dividendes » de 5000 dollars ?

À Dallas, ce mercredi 9 septembre, Donald Trump, le président américain promet 5 000 dollars à chaque adulte si son parti conserve la Chambre des représentants et le Sénat à l’issu des élections de mi-mandat. Une annonce spectaculaire, dont le financement reste flou et qui soulève des questions sur les limites entre promesse politique, incitation électorale et intégrité du scrutin.

Le