Perquisitions à LFI : « Une procédure absolument normale », selon le secrétaire national de l’USM
Au micro de « Sénat 360 », Jacky Coulon, secrétaire national de l’Union syndicale des magistrats (USM), a estimé que la procédure judiciaire concernant Jean-Luc Mélenchon et son parti LFI, était « absolument normale », contrairement aux affirmations du député des Bouches-du-Rhône.  

Perquisitions à LFI : « Une procédure absolument normale », selon le secrétaire national de l’USM

Au micro de « Sénat 360 », Jacky Coulon, secrétaire national de l’Union syndicale des magistrats (USM), a estimé que la procédure judiciaire concernant Jean-Luc Mélenchon et son parti LFI, était « absolument normale », contrairement aux affirmations du député des Bouches-du-Rhône.  
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Après les perquisitions houleuses à son domicile et au siège de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, son président, a été entendu cinq heures ce mardi, par la police anticorruption sur ses comptes de campagne présidentielle et sur les assistants de parlementaires européens de son parti. Le député des Bouches-du-Rhône s’est dit victime d’une « police politique » et subir une justice à deux vitesses.

« Je ne comprends pas cette expression de « justice à deux vitesses » » rétorque Jacky Coulon, le secrétaire national de l’Union syndicale des magistrats (USM). « Si on veut comparer les affaires mettant en cause d’autres formations politiques, il y  a eu des informations ouvertes,  des mises en examen qui sont intervenues. Alors qu’en ce qui concerne La France insoumise, il n’y a ni information, ni mise en examen, on est uniquement au stade d’auditions (…) libres. Et s’il y a une justice à deux vitesses, elle est plutôt favorable là à l’enquête qui concerne la France insoumise. »

Concernant les perquisitions, « c’est une procédure absolument normale, tout ce qu’il y a de plus classique » qui s’est déroulée, selon le secrétaire national de l’USM. « Tous les endroits où l’on était susceptible de trouver des preuves de la commission de l’infraction qui était recherchée devaient être perquisitionnés. Et ça c’est le procureur de la République qui a déterminé les lieux. »

Quant au fait que Jean-Luc Mélenchon ait émis des doutes sur l’indépendance de la justice, voyant derrière cette affaire la main de l’exécutif, Jacky Coulon répond : « Rien ne permet de dire que c’est sur instruction du pouvoir politique que le procureur a dirigé  l’enquête. Pour autant, il est vrai que le statut du parquet devrait être amélioré et nous, c’est ce que nous réclamons. Parce que nous savons que le pouvoir de nomination du procureur de la République est entièrement entre les mains de l’exécutif. »

Pour  Jacky Coulon, il n’y a pas de doute sur l’indépendance de la justice : « Des doutes, non. Mais des suspicions qui résultent du statut du parquet, oui. Ces suspicions ne pourront être levées qu’avec une réforme du statut du parquet (…) Nous appelons la classe politique, en particulier ceux qui se plaignent d’une justice qui serait aux ordres du pouvoir politique, précisément d’influer pour que le statut du parquet soit réformé, comme nous le demandons. »

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