Perquisitions houleuses visant LFI en octobre: Mélenchon sera jugé en correctionnelle
Le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon et d'autres responsables seront jugés en correctionnelle en septembre à...

Perquisitions houleuses visant LFI en octobre: Mélenchon sera jugé en correctionnelle

Le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon et d'autres responsables seront jugés en correctionnelle en septembre à...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon et d'autres responsables seront jugés en correctionnelle en septembre à la suite des accrochages qui avaient émaillé les perquisitions visant son domicile et le siège du mouvement en octobre, a-t-on appris jeudi d'une source proche du dossier.

L'ancien candidat à la présidentielle et deux autres députés LFI, Alexis Corbière et Bastien Lachaud, font partie des personnalités convoquées les 19 et 20 septembre en citation directe par le parquet de Bobigny pour actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire, rébellion et provocation, a-t-on appris de même source, confirmant une information de L'Express.

L'eurodéputé Manuel Bompard, le conseiller d'Etat Bernard Pignerol et l'attachée de presse du mouvement, Muriel Rozenfeld, comparaîtront également à Bobigny.

"Perquisitions. La boucle police/justice/médias continue. "L'Express" avait publié illégalement des PV d'auditions. Maintenant il annonce que nous serons convoqués en correctionnelle en septembre. La justice pensera sans doute à nous informer nous aussi. Si "L'Express" le permet", a réagi Jean-Luc Mélenchon sur Twitter.

"On n'était pas au courant. Si c'est vrai, ce n'est pas normal qu'on n'en soit pas informé", a déclaré son entourage à l'AFP.

En octobre, Jean-Luc Mélenchon s'était opposé avec virulence aux perquisitions menées chez lui et au siège de LFI dans le cadre de deux enquêtes préliminaires du parquet de Paris, sur les comptes de la campagne 2017 et sur les conditions d'emploi d'assistants d'eurodéputés de la France insoumise.

Le leader de LFI, filmant en direct sur Facebook la perquisition de son domicile, avait dénoncé une "énorme opération de police politique" à son encontre. Plus tard le même jour, il s'était rendu avec des proches au siège du mouvement, où une autre perquisition avait viré à la confrontation.

Devant les caméras de télévision, le leader de LFI avait appelé ses proches à "enfoncer la porte" pour entrer dans les locaux où la perquisition était en cours. On le voyait également bousculer un représentant du parquet ainsi qu'un policier qui tentait de s'interposer.

Le parquet de Paris avait aussitôt ouvert une enquête pour "menaces ou actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire" et "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique".

L'affaire a ensuite été dépaysée au parquet de Bobigny "dans un souci d'impartialité", selon le parquet général de Paris.

Le parquet de Paris a décidé en novembre de confier à des juges d'instruction les enquêtes sur les comptes de campagne et les assistants au Parlement européen.

Partager cet article

Dans la même thématique

Perquisitions houleuses visant LFI en octobre: Mélenchon sera jugé en correctionnelle
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Perquisitions houleuses visant LFI en octobre: Mélenchon sera jugé en correctionnelle
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le