Perquisitions: « Je ne regrette rien », dit Mélenchon après sa vive réaction
Le chef de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a assuré mercredi ne rien regretter de sa vive réaction aux multiples...

Perquisitions: « Je ne regrette rien », dit Mélenchon après sa vive réaction

Le chef de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a assuré mercredi ne rien regretter de sa vive réaction aux multiples...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le chef de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon a assuré mercredi ne rien regretter de sa vive réaction aux multiples perquisitions qui l'ont visé lui et son mouvement la veille, dénonçant toujours une "volonté d'intimidation".

"Non, je ne regrette rien, a répondu au micro de BFM TV le député de Marseille. On m'interdit d'entrer dans le siège de mon propre mouvement et c'est moi qui vais regretter?"

"On nous perquisitionne comme si on était une bande de voleurs dans tout le pays, c'est pas normal, donc j'ai le droit de le dire, j'ai le droit de me fâcher", a-t-il expliqué.

La France insoumise et le domicile de Jean-Luc Mélenchon ont été perquisitionnés mardi matin dans le cadre d'enquêtes préliminaires sur des emplois présumés fictifs de parlementaires européens et sur les comptes de campagne de l'ex-candidat, qui a dénoncé une "énorme opération de police politique", le jour du remaniement.

"Je respecte la justice mais je suis obligé de dire, nous ne sommes pas dans une procédure normale", a accusé le chef de file de LFI selon lequel "la procédure légale n'a pas été respectée, les deux dirigeants du mouvement n'ont pas pu entrer".

Interrogé sur sa possible mise en examen, M. Mélenchon a répondu: "Je ne sais pas, peut-être qu'ils vont le faire, ou peut-être même qu'ils vont me mettre en prison, pourquoi pas, au point où on en est?"

Le député de Marseille a justifié aussi les expressions "La République c'est moi" et "ma personne est sacrée" qu'il a employées au cours de la perquisition filmée, déclencheant des réactions ironiques sur les réseaux sociaux.

"Ils n'ont aucune culture. Je dis à un moment donné la République c'est moi, c'est écrit depuis le 1er jour des Etats généraux, l'Assemblée est là où sont les députés, je suis à ma manière, un bout de la représentation nationale de tout le pays", a argumenté M. Mélenchon. "La personne d'un parlementaire est inviolable, voilà pourquoi dans l'ancien temps les tribuns du peuple étaient réputés inviolables et leur personne sacrée".

"Voilà les gens, ce qui s'est passé hier (mardi), c'est pas la peine d'en faire un fromage, sinon pour se poser des questions politiques, qui a décidé de tout ce bazar le jour du remaniement?", s'est interrogé en conclusion Jean-Luc Mélenchon.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le