Perquisitions: Mélenchon s’en remet à « la conscience des juges du siège »
Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon affirme s'en remettre à "la conscience des juges du siège" qu'il...

Perquisitions: Mélenchon s’en remet à « la conscience des juges du siège »

Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon affirme s'en remettre à "la conscience des juges du siège" qu'il...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le chef de file de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon affirme s'en remettre à "la conscience des juges du siège" qu'il différencie du parquet, avant sa comparution jeudi et vendredi à Bobigny, dans son livre à paraître jeudi.

Ce procès en correctionnelle porte sur les incidents ayant émaillé la perquisition au siège de LFI en octobre 2018. Le patron des députés LFI brocarde depuis plusieurs semaines le "procès politique" dont il s'estime victime, le conduisant à affirmer ne plus "croire en la justice" française.

Dans le livre "Et ainsi de suite" (Plon) écrit lors de son voyage en Amérique du sud cet été et qui paraîtra au premier jour du procès jeudi, il fait cependant la distinction entre magistrats du parquet et juges du siège.

S'il dénonce avoir été renvoyé en correctionnelle avec cinq proches pour "actes d'intimidation envers l'autorité judiciaire, rébellion et provocation" sur la décision du parquet de Bobigny, instrument selon lui de "la dérive autoritaire du pouvoir", il écrit: "Tout n'est jamais +ou tout noir, ou tout blanc+. Il serait injuste de ne pas dire comment les juges du siège ont pu aussi désavouer les excès de ceux du parquet quand ceux-ci entraînent l'institution (judiciaire) dans le ridicule qui affaiblit son autorité".

Il prend l'exemple de plusieurs relaxes de "décrocheurs" de portrait d'Emmanuel Macron. Lundi, il a salué la "décision historique" du tribunal correctionnelle de Lyon qui en a relaxé deux, en estimant "légitime", face à la réalité du dérèglement climatique, "d’autres formes de participation" des citoyens et d'interpellation du président de la République.

"Il va de soi que l'autorité judiciaire est complexe et diverse. A cette heure, tout ce qui reste d'indépendance de la justice est concentré dans la conscience des juges du siège qui se cramponnent à l'application de la loi", affirme Jean-Luc Mélenchon dans son livre.

Le décret du président de la République doit forcément être conforme à l'avis du Conseil national de la magistrature pour la nomination des juges du siège, contrairement à celle des juges du parquet. La Garde des sceaux a autorité directe sur ces derniers, auxquels elle peut donner des instructions en matière de politique pénale.

Partager cet article

Dans la même thématique

Iran Israel Usa : U.S. and Israeli Forces Strike Tehran as Part of Major Military Offensive
7min

Politique

Iran : « Les institutions iraniennes peuvent continuer de fonctionner quand bien même leurs dirigeants seraient éliminés »

Après la confirmation de la mort du guide suprême ce dimanche 1er mars, l’Iran rentre dans l’après-Khamenei. Que prévoient les institutions iraniennes pour remplacer le guide suprême ? Le régime peut-il tenir après avoir perdu son chef ? Qui pourrait émerger pour le remplacer ? La chercheuse Amélie M. Chelly, auteure de Iran : autopsie du chiisme politique (Ed. du Cerf), répond à nos questions.

Le

President Donald Trump Returns to the White House, Washington, District of Columbia, United States – 01 Mar 2026
8min

Politique

Guerre en Iran : comment Donald Trump peut-il justifier l’intervention auprès des Américains ?

En participant aux côtés de Israel à l’opération militaire en Iran, Donald Trump pourrait déconcerter son électorat qui a voté pour la promesse de la fin des guerres américaines au Moyen-Orient, coûteuses en hommes et en deniers publics. Depuis le début des frappes samedi matin, le président américain et son administration peinent à justifier cette opération tout en n’excluant pas l’envoi de troupes au sol. Rédhibitoire pour une bonne partie de la population américaine.

Le

Perquisitions: Mélenchon s’en remet à « la conscience des juges du siège »
3min

Politique

Guerre en Iran : « La France est en guerre depuis ce matin », estime le général Vincent Desportes

Dans un contexte de contagion de la guerre à l’ensemble du Moyen-Orient après l’intervention israélo-américaine en Iran, la France a annoncé mener « des actions défensives proportionnées. » Une position qui implique de « prendre part » à cette guerre, explique le général Vincent Desportes, qui a aussi rappelé que les intérêts politiques et économiques poursuivis par Donald Trump dans cette intervention.

Le