Pesticides dans l’agriculture : le cancer de la prostate reconnu comme maladie professionnelle, annonce Julien Denormandie
Lors des questions d’actualité, le ministre de l’Agriculture a indiqué que le gouvernement allait suivre l’avis de la commission supérieure des maladies professionnelles en agriculture, en publiant un décret reconnaissant le cancer de la prostate comme maladie professionnelle pour les agriculteurs.

Pesticides dans l’agriculture : le cancer de la prostate reconnu comme maladie professionnelle, annonce Julien Denormandie

Lors des questions d’actualité, le ministre de l’Agriculture a indiqué que le gouvernement allait suivre l’avis de la commission supérieure des maladies professionnelles en agriculture, en publiant un décret reconnaissant le cancer de la prostate comme maladie professionnelle pour les agriculteurs.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« La réponse est oui ». Lors des questions d’actualité, le ministre de l’Agriculture était interrogé par le sénateur écologiste, Joël Labbé, sur la reconnaissance du cancer de la prostate comme maladie professionnelle pour les agriculteurs. « Les études scientifiques alertent depuis longtemps sur ce lien entre cancer et pesticides, en métropole comme aux Antilles, où le scandale du chlordécone pèse lourd sur la santé des populations », a mis en avant l’élu de Bretagne.

Joël Labbé faisait référence à la commission supérieure des maladies professionnelles en agriculture (Cosmap) qui, le 12 octobre dernier, émettait un avis favorable pour que le cancer de la prostate soit reconnu comme maladie professionnelle. « On vient de recevoir cet avis d’une commission où siègent les partenaires sociaux et les experts et à l’unanimité, ces experts ont voté pour la reconnaissance de cette maladie professionnelle. Je vous l’annonce : Oui, je prendrai le décret conformément à l’avis de cette commission », a répondu Julien Denormandie.

Une réponse claire. Ce qui n’a pas empêché Joël Labbé de mettre en garde le ministre. « Il faudra que ce décret permette une indemnisation incluant l’ensemble des victimes. Il serait inadmissible de proposer des conditions d’accès trop restrictives ».

 

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le

ZFE la fin des Zones a Faibles Emissions votee par l Assemblee Nationale
3min

Politique

Loi de « simplification » : le Conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE et l’assouplissement du ZAN

Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.

Le