Philippe à Matignon: Le Pen dénonce « l’existence » de l’UMPS »
Marine Le Pen, candidate du Front national défaite au second tour de la présidentielle, a estimé lundi que la désignation d...

Philippe à Matignon: Le Pen dénonce « l’existence » de l’UMPS »

Marine Le Pen, candidate du Front national défaite au second tour de la présidentielle, a estimé lundi que la désignation d...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Marine Le Pen, candidate du Front national défaite au second tour de la présidentielle, a estimé lundi que la désignation d’Édouard Philippe à Matignon "confirmait l'existence d'un système UMPS que l'on peut rebaptiser LREM".

"La nomination sans surprise de Monsieur Édouard Philippe à la fonction de Premier ministre confirme l'existence d'un système UMPS que l'on peut rebaptiser LREM", juge la présidente du Front national dans un communiqué.

"C'est l'alliance sacrée des vieilles droite et gauche, unies dans leur volonté de se maintenir en place à tout prix et de poursuivre les mêmes politiques d'austérité, de soumission à Bruxelles, d'immigration massive et de laxisme qui ont pourtant déjà fortement abîmé la France", attaque celle qui pourrait être candidate aux législatives dans le Pas-de-Calais.

"Cette nomination est donc en quelque sorte la synthèse parfaite des deux quinquennats précédents: un Premier ministre LR pour soutenir un président de la République fils spirituel de François Hollande et qui recycle au sein de son mouvement En Marche! un PS en voie de disparition", estime-t-elle aussi.

La dirigeante politique qui escompte depuis des années une recomposition entre "mondialistes" et "patriotes" voit dans cette nomination "la démonstration qu'en aucun cas LR ne peut incarner une opposition digne de ce nom."

"Après avoir apporté son soutien à Emmanuel Macron dès les premières minutes du second tour, LR donne maintenant au président de la République son Premier ministre et demain sans aucun doute plusieurs membres du gouvernement", ajoute-t-elle.

"Aux élections législatives, un seul vote patriote permettra de constituer une véritable opposition à Emmanuel Macron et à son gouvernement", juge-t-elle.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le