Philippe appelle les parlementaires LREM à sortir du « tourbillon de l’actualité »
Édouard Philippe a exhorté mardi les députés et sénateurs LREM à sortir du "tourbillon de l'actualité" pour se "consacrer à l...

Philippe appelle les parlementaires LREM à sortir du « tourbillon de l’actualité »

Édouard Philippe a exhorté mardi les députés et sénateurs LREM à sortir du "tourbillon de l'actualité" pour se "consacrer à l...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Édouard Philippe a exhorté mardi les députés et sénateurs LREM à sortir du "tourbillon de l'actualité" pour se "consacrer à l'essentiel", et leur a demandé de "rester" eux-mêmes alors que s'amorce "une année de bagarre".

"Il faut bien reconnaître que dans la vie publique, dans la vie politique singulièrement, +Tourbillon est souvent roi+", a lancé le Premier ministre, paraphrasant le philosophe grec Aristophane, devant les parlementaires LREM réunis en séminaire à Tours.

Fustigeant "le tourbillon de l'actualité, des rumeurs, des petites phrases, des polémiques, des dépêches", M. Philippe a en retour appelé à se "consacrer à l'essentiel".

A savoir le programme de réformes du gouvernement, que le Premier ministre a de nouveau détaillé en s'attachant à souligner la cohérence entre les différentes mesures, pour "une France de l'émancipation et de la solidarité réelle".

"J'entends souvent dire que le gouvernement ne marcherait pas sur ses deux jambes: c'est complètement faux", s'est-il notamment insurgé.

Vantant un exercice "passionnant et exaltant" mais que d'aucuns jugent "difficile", M. Philippe a plaidé pour "rester soi-même", c'est-à-dire "calme et solide".

"On cherchera à enfoncer des coins entre les membres du gouvernement, et, plus incroyable encore, des nuances entre le Président et le Premier ministre. Permettez moi de vous dire que ceux qui s'avanceront dans ce chemin ont intérêt à prendre des provisions, car ils seront bien seuls et n'auront pas grand-chose à se mettre sous la dent", a lancé M. Philippe.

Le chef du gouvernement a également prédit "une année de bagarre" politique, notamment en Europe à l'approche du scrutin de mai 2019.

"C'est la première fois que l'élection européenne posera de façon explicite la question de savoir si nous voulons construire ou détruire l'Union", a souligné M. Philippe.

"Certains essaieront de faire de cette question une question de politique nationale. Certains essaieront de nous faire croire qu’il y a un plan B à l'Europe", a-t-il poursuivi, en référence à La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

"Ne nous y trompons pas. La seule vraie question, pour l'Europe, ce sera +to be or not to be+", a-t-il assuré, mentionnant le Brexit.

Juste avant M. Philippe, le patron des députés LREM Richard Ferrand a rappelé que son groupe n'avait "jamais fait défaut" au gouvernement. "Et jamais nous ne ferons défaut", a insisté celui qui devrait être officiellement élu mercredi président de l'Assemblée nationale.

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle : « J’irai jusqu’au bout » de l’élection pour « remettre la France à l’endroit », clame Bruno Retailleau à son premier grand meeting
11min

Politique

Présidentielle : « J’irai jusqu’au bout » de l’élection pour « remettre la France à l’endroit », clame Bruno Retailleau à son premier grand meeting

Depuis le parc Floral, en bordure de Paris, l’ancien ministre de l’Intérieur a tenu le premier grand rassemblement de sa campagne présidentielle ce 20 juin. Devant plusieurs milliers de personnes, le candidat a fait le serment de « relever » le pays « et de le remettre à l’endroit », concentrant ses coups contre la France insoumise et les macronistes.

Le

Philippe appelle les parlementaires LREM à sortir du « tourbillon de l’actualité »
4min

Politique

Sida : 45 ans après la découverte du virus retour sur l’Histoire d’une pandémie aux 44 millions de morts 

Aujourd’hui c’est une maladie « presque » comme les autres, et pourtant les années Sida ont, au début des années 1980, été une déflagration sanitaire et sociétale. Maladie sexuelle transmissible, sans traitement connu, elle touche d’abord les milieux homosexuels avant de se propager à toute la société et devient vite un sujet de santé publique mondial préoccupant. C’est cette histoire du SIDA, de ses origines à la découverte des antirétroviraux, que nous raconte Marion Aballéa dans son Histoire mondiale du SIDA (éditions du CNRS), un travail de recherche récompensé par le prix du Sénat du livre d’histoire 2026.

Le